NICOLAS SARKOZY CHANGE SES PROMESSES COMME DES CHEMISES.
L’agité de l’Elysée est de plus en plus mal. La récession américaine va t-elle l’emporter en enfer alors qu’il a déjà assez de mal à retrouver ses esprits depuis que sa popularité se transforme en impopularité ? Tout est désormais possible, même un crise gouvernementale qui provoquerait une présidentielle anticipée. Dire que Nicolas Sarkozy a le moral dans ses petits souliers ne suffit pas à traduire la baisse de confiance qu’il connaît au point d’être moins apprécié que son Premier Ministre, François Fillon. Tenez, le dernier exemple sur la mécanique Sarkozy en panne est assez parlant. A propos des élections municipales de mars prochain, le locataire de l’Elysée voulait être le chef de guerre de l’UMP, ce qui n’est pas en phase avec la fonction présidentielle qui, rappelons le, ne doit pas être sectaire, encore moins partisane. Or, fidèle à son projet de torpiller les institutions de la République, Nicolas Sarkozy annonçait pendant la conférence de presse du 8 janvier qu’il comptait pleinement s’engager dans les municipales: “Je m’engagerai, parce que le concept même d’élection dépolitisée est absurde”, avait-il alors déclaré. Une semaine plus tard, profitant de la venue de son allié britannique, l’ancien ministre néoconservateur Tony Blair, il s’attaquait aux socialistes, les déclarant même plus que jamais inaptes à diriger la France. Il ne faisait plus l’ombre d’un doute que les municipales étaient d’une importance capitale pour la majorité présidentielle.Force est de constater que, une semaine après son entrée en campagne tonitruante à l’occasion d’un conseil national de l’UMP qu’il a présidé , pour la première fois depuis qu’il est à l’Elysée, Nicolas Sarkozy change d’avis, ce qui confirme bien qu’il ne sait plus comment faire pour endiguer sa chute de popularité et la montée des mécontents dans son propre camp. Le gesticulateur de l’Elysée, qui s’est certainement rendu compte que les Français n’en pouvaient plus de le voir partout et tous les jours, a affirmé mardi à Pau qu’il n’avait “pas à (se) mêler des élections municipales” et qu’il n’allait pas s’engager sur chacun des combats municipaux”. Et de rajouter “Je n’ai pas à me mêler de la campagne municipale, à Pau ou ailleurs (…). Je ne veux pas me mêler du détail des municipales dans chacune des villes de France, ce n’est pas mon travail (…). Je ne vais pas m’engager sur chacun des combats municipaux”.
Un tel revirement à 180° ne peut que s’expliquer par la peur d’une débacle, encore plus importante que celle annoncée, qui provoquerait immédiatement une crise institutionnelle ouverte, un peu comme en Belgique. On peut se douter que, déjà en possession du dernier baromètre TNS-Sofres pour La Croix à paraître aujourd’hui ( mercredi 23), l’Etat major de l’UMP et les stratèges et autres communicants ( Séguela, De Saussez, Fouks, Tapiro) aient décidé de faire profil bas, laissant aux maires le choix de mener leur campagne au niveau local. Comme l’a d’ailleurs rapporté la PRAVDA-FIGARO, c’est bien ce que souhaitent une large majorité d’élus de droite, à commencer par la tête de liste UMP à Chaumont (Haute-Marne), le secrétaire d’État au Tourisme, Luc Chatel, qui préfère conduire une campagne “exclusivement locale”. “Mon engagement dans le gouvernement m’aide, mais je préfère ne pas nationaliser ma campagne.”
Normal, il vaut mieux protéger ses arrières au moment où le locataire de l’Elysée devient le personnage le plus moqué de la République, une sorte de boulet pour sa propre majorité. Les maires UMP ne sont pas suicidaires, ils comprennent que leur “champion” exaspère 93% des Français qui estiment que les médias accordent trop de place à sa vie, et 52% jugent que son action politique est également surmédiatisée, selon le sondage paru. Conclusion, il ne fait pas bon de s’afficher avec un Nicolas Sarkozy que la presse étrangère compare à Britney Spears, voire à Paris Hilton. C’est dire le discrédit qu’il a réussi à jeter sur la France et la fonction présidentielle en seulement 8 mois de présidence. C’est bien très grave !






