Cette vidéo, tournée à Hébron, est la preuve que les israéliens, favorisés par les grandes puissances, bénéficient d’une impunité ridicule.
Sur cette vidéo, les autorités israéliennes, honteuses et confuses, ont été obligées de réagir. Si des civils agissent de la sorte, que peuvent faire les militaires ?
Les Palestiniens sont un peuple en danger et personne ne dit rien car, la peur dans le ventre, chacun craint qu’on lui lance l’accusation qui brise des vies. Suivez mon regard. Or, il s’agit simplement de dénoncer l’injustice.
Avec sa visite en dents de scie, ou plutôt mi-figue mi raisin qu’il effectue en Israël et en Palestine, le président de la République française est-il sincère ?
Selon certains observateurs et israéliens proches de la mouvance pour une vraie paix, c’est le scepticisme et le flou artistique. Personne ne croit en la bonne foi la parole de Nicolas Sarkozy.
Oser parler devant la Knesset, le Parlement israélien, du vrai mobile qui mine la paix, à savoir la colonisation c’est irréaliste pour ce sioniste bon ton. Amusant aussi son épisode sur le futur de Jérusalem dont le statut serait in fine, capitale de deux pays distincts.
Le discours du voltigeur hongrois, ou plutôt de la girouette était-il simplement une esquive pour ne pas connaître le sort du retraité de Ré, l’ex premier-Ministre et faiblard du PS ? Probablement.
Sarkozy a donc certainement éviter le jet de pierre dont a été victime Lionel Jospin, l’homme aux cheveux grisonnants. Plus loyaliste il était, que les concernés, les plus sionistes des sionistes.
Cette voltige ultime de Sarkozy, montre bien son cynisme. Or, son discours a été rédigé dans la cuisine américano-sioniste. Pourquoi selon vous, il n’y a pas de lever de bouckliers alors qu’on est systématiquement accusé d’antisionisme voir d’antisémitisme lorsqu’on évoque tout ce qu’il a dit ?
La saveur sera encore plus amère pour les Palestiniens.
Selon le The New York Times, Israël refuse l’instruction aux jeunes palestiniens, violant ainsi comme à son habitude, toutes les règles internationales. C’est logique, ça fait 60 ans que ça dure.
Avec la politique d’apartheid pratiquée par Israël à Gaza, prison à ciel ouvert, Israël est passé à la vitesse supérieure. L’état raciste refuse désormais que les jeunes palestiens puissent même s’instruire. Sans vergogne, il vient de refuser de donner une autorisation à sept étudiants palestiniens bénificiaires d’une bourse américaine pour aller poursuivre leur cursus universitaire aux Etats-Unis.
“Cela pourrait être interprété comme la punition collective,” s’est plaint le Rabbin Michael Melchior, le président du comité d’éducation du Parlement, pendant l’audition. “Cette politique ne correspond pas aux normes internationales ou aux valeurs morales des Juifs, qui ne peuvent faire subir aux autres des privations“
Après ça, on trouvera encore des gens pour dire que c’est normal. Ce qui est plus inquiétant c’est que ces étudiants ont reçu des courriels du Département d’Etat Américain, incapable de faire plier Israël qui ne sait apparemment pas faire le distingo entre le bon grain de l’ivraie.
AFP PALESTINE • Quand les bandits deviennent des martyrs
Les attaques israéliennes contre Gaza ont dérouté la presse palestinienne, qui, depuis plus d’un an, est partagée entre partisans du Fatah et du Hamas. Comment qualifier aujourd’hui de martyrs ceux qui hier étaient dénoncés comme des miliciens ?Les bombardements de la bande de Gaza par l’aviation israélienne ont embarrassé les médias palestiniens, qui avaient pris goût à mettre de l’huile sur le feu. Qu’ils soient de Ramallah – et donc proches du Fatah – ou de Gaza – et donc proches du Hamas –, ils ont exploité jusqu’à la dernière goutte le sang des victimes des dernières attaques israéliennes. Ces victimes étaient pour la plupart membres des Brigades Azzeddine Al-Qassam [proches du Hamas], brigades souvent qualifiées à Ramallah de “sinistres bandes du Hamas” ou de “milices insurrectionnelles”. Or la sauvagerie des attaques a provoqué quelques changements éditoriaux, de telle sorte que les journaux de Ramallah ont glorifié les victimes du massacre et les ont élevées au rang de martyr, chose qu’ils refusaient de faire depuis que le Hamas contrôle Gaza. Cela dit, ils ont tout de même expliqué que c’est la politique du Hamas qui est à l’origine du drame.
A Gaza, il n’existe qu’un seul quotidien, Falastine, qui est interdit en Cisjordanie. Il a consacré un éditorial au fils de Mahmoud Al-Zahar, haut dirigeant du Hamas, mort dans les bombardements. Sous le titre “Dieu provoquera leur perte” et à grand renfort de sourates coraniques tordues dans tous les sens, il accuse “ceux de Ramallah” de s’être “vendus à leurs maîtres sionistes, d’avoir vendu leur honneur et d’avoir vendu l’honneur de la Palestine”. Zahar père avait d’ailleurs dit que “Ramallah [était] complice de ce crime”, déclaration que les médias de Ramallah n’ont pas manqué de dénoncer, tout en publiant en une les condoléances exprimées par le Premier ministre Salam Fayyad [du Fatah].
Les déchirures palestiniennes se sont également retrouvées à la télévision. Depuis que la bande de Gaza est contrôlée par le Hamas, la chaîne de Ramallah ne peut plus y travailler. Mais elle a repris les images tournées sur place [par des journalistes proches du Hamas] et a donc retransmis telles quelles les scènes d’horreur et de sang, loin de toute éthique professionnelle et de responsabilité sociale. Or pendant que l’image montrait les martyrs du Hamas défilaient en bas de l’écran des commentaires hostiles, voire insultants pour les dirigeants de Gaza. Ensuite, après la multiplication des appels de téléspectateurs invectivant Mahmoud Abbas, la chaîne a pris soin de filtrer les interventions par téléphone dans ses émissions en direct.
A Gaza, la chaîne Al-Aqsa a tellement versé dans l’éloge du Hamas que cela ressemblait à la propagande des régimes arabes totalitaires. Les simples citoyens ont pu être abusés par les commentaires qui imputaient la responsabilité du crime à Mahmoud Abbas, à Mohamed Dahlan et aux autres dirigeants du Fatah, bref “ceux de Ramallah”, insultés et exhortés à revenir sur leur ligne politique et à rejoindre le Hamas. Quant au reste des soixante et onze radios et télévisions travaillant dans les Territoires, elles se sont contentées de reprendre sans autorisation préalable les images d’Al-Jazira, perpétuant leurs pratiques de piratage.