BARACK OBAMA : LE CHEMIN ET LA VERITE, DEMAIN.

Par Par Charlotte RAAB AFP

HARTFORD (AFP) – A la veille d’une consultation d’ampleur nationale sans précédent dans la course à la Maison Blanche, Barack Obama était lundi dans les sondages au coude à coude avec Hillary Clinton, tandis que le républicain John McCain semblait assuré de l’emporter.

Pour l’investiture des candidats démocrate et républicain à la présidentielle de novembre, près de la moitié des Etats américains, soit une vingtaine, sont appelés à se prononcer mardi lors de primaires ou de caucus (assemblées d’électeurs). C’est la première fois qu’autant d’Etats doivent choisir leurs délégués en même temps.

Selon une enquête Gallup publiée lundi par USA Today, le sénateur de l’Illinois, 46 ans, qui pourrait devenir le premier président noir des Etats-Unis, est crédité de 44% d’intentions de vote parmi les électeurs démocrates, contre 45% pour Mme Clinton, 60 ans, au niveau national. La marge d’erreur de ce sondage est de plus ou moins 3%.

Une autre enquête, de l’université de Quinnipiac, indique que Barack Obama gagne du terrain sur Hillary Clinton à New York (39% contre 53%) et dans le New Jersey (43% contre 48%).

Mme Clinton, les traits tirés par le manque de sommeil, faisait campagne lundi dans le Connecticut et le Massachusetts (nord-est), et a essuyé une larme à l’université Yale, où elle a fait ses études dans les années 70. « J’avais dit que je ne pleurerais pas, mais ce n’est pas exactement la campagne », s’est-elle excusée.

Barack Obama, en campagne dans la même région, a reçu le soutien de l’acteur Robert de Niro lors d’un meeting dans le New Jersey, l’un des bastions de Mme Clinton. « Je suis là parce qu’une personne m’a donné de l’espoir, m’a inspiré, m’a fait croire que nous pouvons changer les choses », a expliqué l’acteur. Un peu plus tard Barack Obama apparaissait devant une foule survoltée rassemblée dans un stade de quelque 15.000 places à Hartford (Connecticut, nord-est), qui couvrait son discours de ses cris et piétinements.

Plus d’une fois, M. Obama s’est interrompu de longues secondes pour savourer les ovations, tout en expliquant une nouvelle fois qu’il serait le mieux à même de remporter la présidentielle de novembre: « j’ai beau être maigre, je suis un dur, je viens de Chicago, et là-bas on sait jouer à la politique ».

Hillary Clinton et Barack Obama ont fini la journée dans les grands journaux télévisés du soir. Interrogée sur so mari, Bill Clinton, par l’animateur et humoriste très populaire David Letterman, l’ex-Première dame a assuré que si elle était élue présidente « dans (sa) Maison blanche, on saurait qui porte la culotte ».

Si le suspense est entier côté démocrate, deux instituts de sondage indiquent en revanche que le champ semble dégagé côté républicain pour le sénateur de l’Arizona John McCain, 71 ans, qui possède près de 20 points d’avance sur l’ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney, 60 ans. « Nous pensons que nous serons capables d’emballer (l’investiture républicaine) mardi », a déclaré M. McCain, à Boston (Massachusetts, nord-est), le fief de son adversaire.

Au total, 24 Etats américains doivent être consultés mardi. Ces primaires et caucus sont destinés à désigner des délégués pour la convention de chaque parti qui choisira formellement cet été le candidat démocrate et républicain pour la présidentielle du 4 novembre. M. Obama et Mme Clinton se répartiront à la proportionnelle les délégués attribués dans chaque Etat, alors que chez les républicains, le vainqueur remportera presque partout tous les délégués attribués à cet Etat.

Pour l’emporter côté démocrate, il faut rafler au moins 2.025 des 4.049 délégués invités à la convention démocrate – dont 2.084 seront désignés mardi.

Côté républicain, il faut le soutien de 1.191 délégués sur les 2.380 attendus à la convention. 1.081 délégués seront choisis mardi.

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