« SHAME ON YOU HILLARY » DIT BARACK OBAMA.

Dans une hypocrisie qui ne dit pas son nom,  certains semblent s’offusquer des paroles d’Obama sur  les ravages des campagnes américaines. Or, que dit-il ? Simplement que les Gouvernements Bush et Clinton, deux mandats tous les deux, soit environ 16 ans, ont abandonné ces terroirs, à coup de promesses mensongères. Ceci pousse ces populations à des excès. Est-ce mentir ? Non.

Toute vérité n’étant pas bonne à dire, on se retrouve dans une désinformation incroyable, certains ne terminant surtout pas la phrase, les phrases des propos de Barack Obama.

Cette exploitation morbide, ce cynisme d’une dame qui en profite simplement pour être désignée à la candidature démocrate, prouve bien que sans vergogne, Hillary Clinton l’est. En plus d’être une menteuse, et le tour est joué.

Vous croyez encore que des adversaires qui sautent sur tout ce qui bouge ont une morale ? Hillary Clinton c’est le diable qui s’habille en Prada. C’est un monstre et, les américains ne sont pas aussi cons que ça pour lui faire confiance.

Dans la vidéo ci-dessous, Barack Obama accuse à juste titre une femme sans honneur et qui a probablement jetté la honte aux chiens.

LE MONDE DE BARACK OBAMA : INTERVIEW VERITE.

Le Monde d’Obama Version imprimable Suggérer par mail
ImageCette interview, où Barack Obama explique en quoi ses voyages ont façonné ses opinions sur les points chauds de la planète, a été publiée sur le site de Newsweek le samedi 12 avril, sous le titre « Obama’s world » Le « candidat anti-doctrinaire » trace les grandes lignes de sa politique étrangère et revient sur les expériences personnelles qui les ont façonnées.

AVEC des années de scolarité en Indonésie et des racines au Kenya, le dossier « international » de Barack Obama était déjà inhabituel, mais la semaine dernière, il a révélé une nouvelle page de son histoire personnelle : un séjour au Pakistan chez un de ses amis de faculté, au début des années 1980.

Il s’est entretenu avec Richard Wolffe de Newsweek et a expliqué en quoi ses voyages ont façonné ses opinions sur les points chauds de la planète.

Newsweek : Que vous reste-t-il de votre séjour au Pakistan ?

Sénateur Barack Obama : Beaucoup de choses… À l’époque, il y avait un régime militaire, des problèmes de corruption, de nombreux jeunes chômeurs dans la rue, une classe dirigeante très fortunée qui participait à l’économie mondiale, mais qui, d’une certaine manière, n’y était pas intégrée…Cela ressemblait à ce que j’avais déjà vu en Indonésie et à ce que j’ai pu voir par la suite au Kenya. Un des moments les plus mémorable de ce voyage fut…de voir ce qui était une vie quasiment féodale, tant en termes d’économie que de structure politique…Il y avait des [paysans] qui vivaient encore comme des serfs. Et l’équivalent de châtelains qui faisaient la loi des communautés dans lesquelles ils vivaient. La modernité côtoie des modes de vie et des économies qui n’ont pas bougé depuis des siècles.

Est-ce que cela a influencé votre vision du Pakistan ?

Cela m’a appris que l’aspect le plus important de notre politique étrangère n’est pas seulement nos relations avec les dirigeants de ces pays, mais aussi notre appréciation et notre compréhension des défis, des souffrances et des luttes que connaissent les habitants de ces pays. Parce que dans un pays comme le Pakistan, si nous ne pensons pas à ce [paysan] qui travaille dans les champs, ou au jeune homme qui travaille à la journée à Karachi, [si] nous pensons que les interactions avec le Pakistanais qui a fait ses études à Oxford et qui siège au Parlement nous donne un aperçu de ce pays, nous pouvons réellement nous tromper et faire toute une série d’erreurs d’appréciation.

Il existe une grande classe moyenne [au Pakistan] qui croit en l’autorité de la loi et qui pense que le gouvernement est responsable de ses actes devant les citoyens. Dans notre empressement à tout focaliser sur Musharraf sans comprendre cette autre tradition, et sans comprendre que, dans un pays comme le Pakistan, nous n’avons pas simplement le choix entre la dictature militaire ou le gouvernement islamique, nous avons fait un certain nombre d’erreurs qui ont affaibli notre lutte contre le terrorisme dans la région.

Mais vous ne parlez pas seulement de « compréhension », n’est-ce pas ? Vous avez déclaré que vous attaqueriez Al Qaïda si l’occasion se présentait et les Pakistanais ne font rien.

Absolument. En revanche, si les Pakistanais pensent que l’Amérique ne les considère pas simplement comme les outils de sa politique étrangère et de ses intérêts, mais qu’elle considère plutôt que leurs aspirations sont légitimes et qu’elles s’inscrivent dans un cadre plus large de volonté d’amélioration de la qualité de la vie au Pakistan, et d’ouverture d’opportunités pour ses habitants, alors nous aurons plus de chances d’obtenir leur coopération, lorsqu’il faudra gérer le problème des terroristes et leur aide en cas d’intervention militaire.

Vous avez mentionné le fait d’organiser un sommet mondial des leaders musulmans au début de votre présidence. Quelle part du message que vous leur adresserez sera basée sur votre compréhension et votre expérience personnelles ?

Je pense que cela peut aider. Ecoutez, j’ai dit cela assez tôt dans la campagne. Si je me rends dans un pays pauvre et que je parle à la fois de l’obligation des États-Unis de travailler avec les pays pauvres pour soulager leurs souffrances, mais aussi de la responsabilité des pays pauvres de résoudre la corruption, d’augmenter la transparence et l’autorité de la loi, et de bâtir un service public, je le fais avec la crédibilité de quelqu’un dont la grand-mère vit dans un village pauvre d’Afrique. D’une certaine manière, si j’organisais un sommet de dirigeants musulmans, je pense que je serais crédible en parlant du respect que j’ai envers leur culture, en leur disant que je comprends leur religion, et que j’ai vécu dans un pays musulman, et qu’en conséquence, je sais qu’il est possible de concilier l’Islam et la modernité, le respect des droits de l’homme et le rejet de la violence…Cela ne veut pas pour autant dire que les dirigeants musulmans agiront automatiquement selon le système américain, s’il est contraire à ce qu’ils perçoivent comme leurs intérêts propres. Mais, du moins, je pense qu’il y aura davantage de confiance.

Vous avez déclaré que le fait d’avoir de la famille à l’étranger et d’avoir vécu à l’étranger vous avait influencé pour prendre votre décision sur la guerre en Irak en 2002. Pouvez-vous développer cet argument ?

Je vais vous donner un exemple très concret. À la fois parce que j’ai vécu en Indonésie et que j’ai voyagé au Pakistan, et parce que j’avais des amis musulmans à l’université, je comprends le conflit entre les sunnites et les chiites. Et donc cette idée selon laquelle nous allions pouvoir, d’une manière ou d’une autre, créer une démocratie qui marche et régler des conflits qui durent depuis des siècles, j’ai toujours cru que c’était des plaisanteries que nous racontait cette administration.

Est-ce qu’il existe une « doctrine Obama » ?

Je pense que je suis le candidat anti-doctrinaire. Je ne crois en aucune idée abstraite lorsqu’il s’agit de politique étrangère. Je pense que les décisions doivent être prises en comprenant notre pouvoir et nos limites, notre histoire, en saisissant bien comment le monde nous perçoit et acceptant que les peuples dans le monde connaissent des conflits, des rancunes, des espoirs qui sont en quelque sorte universels mais aussi spécifiquement liés à la culture. Nous devons prendre les décisions sur la base d’une vision très perspicace de ce que nous pouvons faire à tout moment.

Je pense que je suis guidé par tout un ensemble de valeurs et de principes fondamentaux. Et au sommet de cette pyramide, il y a…la volonté de faire ce qui est nécessaire pour garder les Américains en sécurité. Mais cela comprend aussi la conviction que l’Amérique peut être une force [pour] le bien dans le monde, tant que nous sommes suffisamment modestes sur ce que nous pouvons faire à un moment donné, et tant que nous restons attentifs aux conséquences imprévues.

Nous voulons rechercher à élargir constamment notre liberté, pour étendre l’autorité de la loi, pour développer la transparence, la croissance, l’éducation et l’accès à la santé et à la technologie. Mais nous devons comprendre que les pays et les populations vont avancer par à-coups, et que le progrès se fera à leur propre rythme. Et si nous pensons que nous pouvons simplement nous baser sur l’idéologie, nous allons avoir des réveils difficiles, comme en Irak.

Sur l’Irak, quelles conditions vous conduiraient à abandonner votre plan de retrait ?

Ce que je dis depuis le début, c’est que j’évaluerai sans cesse les conditions sur le terrain…Agir autrement serait irresponsable. En revanche, ma conviction stratégique me dit qu’il faut établir un calendrier. Les Irakiens et les dirigeants de l’Irak ont besoin de comprendre que nous ne conserverons pas de bases permanentes en Irak. Une fois que ce principe est ancré dans notre politique étrangère, alors évidemment, nous allons finir par faire des ajustements basés sur les conditions sur place. C’est très différent de la politique de George Bush, et de ce que nous aurons là-bas tant que l’Irak ne sera pas un fort allié, avec une démocratie qui fonctionne, sans trace d’anti-américanisme et sans influence iranienne. Mes objections sur ce qu’il se passe en ce moment en Irak ne sont pas tactiques ; je pense que le général [David] Petraeus a fait un travail très important. C’est stratégique, je ne pense pas qu’ils se soient fixé un but clair, atteignable et réaliste en Irak qui corresponde aussi à nos intérêts stratégiques : poursuivre Al Qaïda en Afghanistan, réduire le sentiment anti-américain dans le monde islamique, renforcer nos alliances avec les pays européens, renforcer notre armée pour affronter des défis militaires imprévus. Et, en l’absence de ce genre de stratégie, il n’y a aucun signe de réussite.

Vous ne vous êtes pas rendus en Irak depuis 2005. Certains alliés de McCain vous le reprochent.

En fait, la vérité sur cette question, c’est que j’ai observé plusieurs voyages de McCain et ils ont souvent été de nature politique. Quand il visite un marché de Bagdad entouré de soldats et d’hélicoptères, et qu’il dit que la sécurité est assurée, je n’ai pas l’impression qu’il a une meilleure perception de l’Irak que moi. J’ai l’intention de retourner en Irak dès que les primaires seront finies. Elles ont duré un peu plus longtemps que je ne l’avais imaginé.

Sur l’Iran, est-ce que vous débuteriez les négociations avant 2009, date des élections dans le pays ? Ou est-ce que vous attendriez avant de faire quoi que ce soit ?

Il faudra attendre que les choses se soient un peu calmées et savoir qui a été renforcé ou affaibli par les élections pour savoir avec qui négocier mais… ce que je souhaite que les gens comprennent, c’est que dès que je serai en poste, j’engagerai des négociations directes.

Pourquoi avez-vous choisit la question nucléaire parmi tous les sujets que vous pouviez choisir au Comité des relations étrangères ?

Parce que je pense que c’est la menace la plus importante à laquelle notre sécurité nationale est confrontée. John McCain aime dire que la bataille décisive ou que le défi majeur de notre génération est la lutte contre – comment l’appelle-t-il ? – « l’islamo-fascisme ». Je pense que les arbres lui cachent la forêt…Je crois que le défi majeur est de garder les armes de destruction massive en dehors des mains de ceux qui risquent d’être tentés de s’en servir. Si nous parvenons à éloigner ces armes des mains des terroristes, nous pourrons gérer les terroristes…L’administration Bush a laissé passer, je pense, les chances de poursuivre sur les bases du succès de START I, START II, et du traité de non-prolifération. Et cela sera l’une de mes plus grandes priorités lorsque je serai président des États-Unis.

Traduction de l’américain par Nadia Bensmail/Nouvelobervateur

Source: Haïtiimpact.