LE VIRUS MACHIN …..

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Le bon médecin, 

le virus machin et, 

les curés 

Eh oui !  Il est de bons conseils,  le bon médecin ! 
Le bon médecin propose de procréer à des couples porteurs chacun du virus machin. Voire même,  quand un des partenaires est mourant du « virus ». Il le dit !  Le bon médecin,  c’est possible ! 

Il le dit !  Le bon médecin : « 90 % de chances pour que l’enfant soit sain et non-porteur du virus imaginaire ! »  C’est beau,  la science ! 

Il n’a pas tort,  le bon médecin.  D’ailleurs,  il ne prend pas de risque.  Il aurait prononcé 100 %,  le médecin.  Il était sûr d’être bon pareil ! 
Dès l’instant où c’est pour procréer,  le virus machin,  qui se transmet habituellement par voie sexuelle,  perd son activité. 

C’est simple !  C’est un virus machin intelligent.  Un virus imaginaire asservi aux curés.  Le doigt de dieu,  en quelque sorte ! 
Oui !  Mais voilà,  même si le virus est imaginaire,  il faut qu’il reste un peu présent dans l’imaginaire des croyants à qui le bon médecin prodigue ses bons conseils.  Donc, c’est 90 % de chances que l’enfant soit sain.  On discute pas ! 

Le virus imaginaire est un malin.  (Il est vrai que,  lorsque l’on est imaginaire,  on fait ce que l’on veut.) 
Le progrès n’a pas échappé aux curés.  Hier,  les curés étaient obligés de bosser dans les églises.  Aujourd’hui,  avec le progrès,  ce sont les virus qui font le boulot à la place des curés.  Quand,  par ailleurs,  ce sont les machines qui font le boulot à la place des ouvriers. 

Pourquoi se priver ?  Le virus,  il est intelligent !  Il sait se placer pour faire du fric.  Il cible les victimes et surtout,  il est : « Mo ra li sa teur ! »  
Entendons-nous bien !  On parle là,  de la morale qui fait la fortune des curés.  La morale qui produit de la misère et,  beaucoup de bons et généreux malades. 

Mais,  si le virus est « imaginaire »,  le poison,  lui,  ne l’est pas ! 

 

Le bon médecin,  le virus imaginaire et, 

le produit miracle qui fait merveille

pour tuer les doryphores. 

Selon de hautes sommités scientifiques,  il y aurait des bien-portants capables de rester bien portants,  sans être obligés de consommer des médicaments.  Çà,  c’est une grande nouvelle ! On savait pas ! 

À grande échelle,  une nouvelle version du malade imaginaire. 
Rien n’est plus simple !  L’enfance de l’art,  comme on dit.  User de mensonges et d’artifices pour faire admettre à un croyant bien portant qu’il est gravement malade et qu’il doit se soigner. 

Il faut observer que,  face à un médecin,  il y a deux sortes de patients : 
– Il y a le patient qui vient consulter le médecin parce qu’il est malade et qu’il est à la recherche d’un remède. 
– Il y a le patient qui vient voir le médecin pour savoir s’il est malade. 
Le médecin gagne et est contraint de donner satisfaction à chacun.  D’ailleurs,  la loi le lui oblige !  C’est comme ça ! 

Néanmoins,  lorsque l’on administre jusqu’à 50 médicaments différents,  par jour,  à un bien-portant,  le bien-portant ne reste pas bien portant très longtemps.  En principe,  on peut même se suicider avec beaucoup moins. 

Le bien-portant ne reste pas bien portant longtemps.  Surtout si,  dans la liste des médicaments,  on lui administre,  en prime,  un produit que l’on peut qualifier de : « Mort aux rats à petites doses ». 

Produit que certains affirment avoir été fabriqué,  à une époque,  pour tuer les doryphores.  Produit que,  d’autres encore,  croisent dans les labos,  à l’intérieur de bocaux recouverts d’une tête de mort.  Produit qui,  dans ces mêmes labos,  n’a d’intérêt que pour désinfecter les paillasses. 
Et produit,  que chacun s’accorde à dire,  même les médecins,  qu’il s’agit d’un poison absolu.  Rien de moins ! 

Dans ces conditions,  on n’est pas étonné d’apprendre que les symptômes de la maladie n’apparaissent qu’après le début des soins.  Si,  début des soins il y a ! 

Dans la croyance,  il y a des niveaux, 

des degrés, 

et des limites ! 

 

Il ne faut jamais donner à un croyant les moyens de la réflexion. 
Un croyant qui a vu des proches agoniser comme on fait pas pire, crever comme on n’aurait pas permis à des chiens,  peut quelquefois accéder à la réflexion. 

Et, lorsque le bon médecin,  d’une tape dans le dos,  lui annonce que c’est maintenant à son tour de faire le spectacle,  il arrive que le croyant bien portant se transforme en penseur lucide. 
Et qu’il se dise,  le lucide,  que « crever pour crever » : 
– « Pourquoi  devrait-il,  en plus,  s’empoisonner la vie à consommer cette montagne de médicaments ?  Montagne de médicaments coûteux qui ne démontre que son inutilité ! » 

Précisément,  à propos de cette montagne de médicaments. 
Certains bien-portants lucides auraient dit au bon médecin de se la … consommer lui-même.  On le constate !  Pour un bon médecin,  c’est pas tous les jours dimanche ! 
Avec certains patients,  c’est pas simple !  Tout ne va pas pour le mieux.  Et,  quand ça va pas !  Ça va pas ! 

Chacun l’a deviné. 
Dans cette situation précise,  les symptômes de la maladie tardent à apparaître.  Les symptômes se font même franchement attendre.  Le bon médecin est inquiet.  La science est sur le qui-vive.  Il faut faire quelque chose !  Oui !  Mais quoi ? 

Heureusement, les scientifiques en ont,  eux,  des idées.  Les scientifiques du genre « Chercheurs au CNRS », si vous voyez ce que je veux dire. 
Bref !  Le scientifique de la télé,  un copain à Chaire Chacal,  nous explique bien. 
Sérieux comme un petit Pape,  il nous raconte,  sans coup férir,  qu’il y aurait des gens qui seraient naturellement immunisés contre certaines maladies.  (Merci ! On savait pas !)
C’est d’ailleurs la preuve que, pour ces gens-là,  la prise de médicaments n’est pas nécessaire !

Ben voyons !  Vous voyez bien !  C’est facile d’avoir toujours raison.  Il suffit de le dire. C’est tout ! 
Mais, il aurait été préférable de le dire avant.  C’eût été mieux. 

La justice en France,  c’est comme ça !
Lorsque l’on assassine une personne, on va en prison.  Quand on en assassine des milliers, on reçoit la Légion d’Honneur. 
Quand,  des personnes,  on en assassine des millions à travers le monde,  on se retrouve au Palais de justice de Paris,  assis sur le banc des plaignants,  à pleurnicher que le monde est méchant. 
Et,  l’on fait gravement condamner de sales individus à qui, il y a quinze ans, le bon médecin ne prédisait que quelques semaines de survie. 
Aujourd’hui ces sales individus sont toujours bien en vie,  toujours bien portants. Merci pour eux !  Cela pour avoir,  à l’époque,  refusé de prendre le bouillon de onze heures que voulait leur imposer le bon médecin. 

Ces sales individus ont peut-être échappé au virus mortel. 
Ils n’échapperont pas à la justice !
 
Entre nous, pour être honnête,  au tribunal,  ce n’est pas tout à fait de cette façon que les choses ont été présentées au public.  Mais,  c’est ça !  Quand même ! 

Le premier travail d’un journaliste est de se taire.  Son deuxième,  est de mentir !  
À ce procès,  ils étaient venus,  les journalistes.  Ils étaient nombreux.  Bien sûr,  ce n’était pas les meilleurs,  loin s’en faut.  C’était même les plus branquignols.  Ou les plus tocards,  pour ceux qui préfèrent. 
C’est sans doute là, la raison pour laquelle la presse n’a jamais osé retransmettre l’information au public. 

L’important,  c’est de comprendre !  Et non pas,  de savoir. 
À propos de ce produit génial qui fait tant de miracles pour tuer les doryphores et aussi,  tout un tas de petites bêtes.  Les journalistes bien informés,  nous expliquent que l’industrie du médicament conseille de l’administrer à des nouveaux-nés.  Pour les protéger du virus imaginaire. 

Le virus est imaginaire comme d’ailleurs tous les virus médicaux sont imaginaires.  C’est comme ça !  Les curés,  eux,  ils disent que « NON ! »  Le virus, il est bien réel !  Un peu comme dieu,  ou comme le diable ! 

En médical, le mot « virus » est un mot mythique à caractère mythique. 
Il suffit de prononcer : « Virus ! »  On a tout dit !  (Sans jamais rien expliquer,  tout faire comprendre à des gens qui n’ont pas besoin de savoir.) 

Les virus médicaux n’existent que dans l’imaginaire de ceux qui y croient. 
Un mot mythique ne se matérialise que dans l’imaginaire fertile des gens maintenus dans l’ignorance.  Alors qu’inversement,  la connaissance et la capacité de réflexion interdisent l’imaginaire. 

Dans ces conditions,  il est honnête de ramener le problème à sa juste dimension : 

« Le patient est le seul et unique responsable de sa propre santé. »

Les « virus » médicaux,  ne ciblent que des gens qui y croient : « des croyants » ! 
Plus clairement, ces virus médicaux n’intéressent que les « cerveaux morts ».

Ouf !  On a échappé au pire.  La morale est sauve !  

La main du Préfet  (Troisième partie) 

La cuisine diabolique des croyances.

Source: Bernard Monnier.