SENAT: LA DEFAITE DE SARKOZY !

Gerad Larcher / Martin Bureau/AFP

Gerad Larcher / Martin Bureau/AFP

Gérard Larcher, le sénateur des Yvelines (78), villipiniste déclaré, vient de flinguer à la régulière, Nicolas Sarkozy et ses amis, lors de la primaire de l’UMP, en vue de la désignation du candidat du parti de droite, pour reprendre la place de Christian Poncelet à la présidence du Sénat. L’élection a lieu le 1er octobre prochain.

 

Dès le premier tour, il a littéralement exploser ses adversaires, avec 78 voix. Notre ami, Philippe Marini, le rapporteur général du budget a vu son score stoppé à 17 voix, tandis que le grand perdant du jour,  Jean-Pierre Raffarin de Sarkozy de Pekin, lui, a eu 56 voix.

Larcher fait mieux que les deux. La défaite est retentissante. Raffarin voit son avenir se brouiller et, ce retour des villipinistes est un signe. De voir Larcher s’ouvrir peu à peu à lagauche, est de bonne augure pour la suite.

Finalement, l’actuel chef de l’Etat perd ainsi un bastion. Ceci annonce petit à petit, la fin de ce monopole nauséabond de l’Elysée, sur tout. A noter aussi la montée de la gauche au Sénat, ce qui ne peut que faire du bien à la démocratie.

PARALLAX.

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Me Karim Achoui va-t-il humilier Michèle Alliot-Marie ?

Me Karim Achoui, dont certains nomment « l’avocat du milieu », vient de remporter une vibrante victoire, face d’un côté, à ceux qui sont les chantres de la liberté d’expression à géométrie variable, et de l’autre, Michèle Alliot-Marie, dont l’étau se ressère indéniablement, à force de surfer sur tout et rien. Arash Derambarsh, le jeune éditeur du Cherche Midi qui publie le livre, « Un avocat à abattre » accompagnait les avocats de Karim Achoui.
Si Me Karim Achoui mentait, ça se saurait !
La France est entrain d’entrer dans un cycle infernal où, seuls certains auront le droit de dire, de parler, d’accuser, de lyncher. Comment peut-on expliquer à tout le monde ce qui se passe dans le pays autoproclamé des droits de l’homme qui ne les respecte pas en définitive ?
Me Karim Achoui, qui défend tout le monde pourtant, a, cette réputation d’être proche des truands. D’ailleurs, à cet effet, il est convoqué le 2 octobre prochain devant les tribunaux, accusé de complicité dans l’évasion spectaculaire d’Antonio Ferrara. Or, qui l’accuse ? la police qui vient de prendre une raclée devant les juridictions.
Certains esprits chagrins viendront lancer leurs cris d’orfraie nauséabonds, avec leurs perpétuelles indignations sélectives, pour nous chanter leur sempiternel refrain, ce disque rayé, inaudible donc, et toujours aussi mortifère.
Le poker menteur de Michèle Alliot-Marie.
De voir Michèle Alliot-Marie déposer plainte pour « diffamation envers la police nationale » alors que le livre de l’avocat, « un avocat à abattre » était en procès, on comprend tout de suite que, c’était une tentative foireuse, pour tordre le cou à la vérité et faire pression chez les juges. Un policier, est aussi coupable, s’il commet une faute. Là, bien sûr, n’est pas mon propos, quant aux dires de l’avocat Achoui.
En revanche, s’il faut défendre un ripoux, là, évidemment, ça devient dangereux. Combien de règlements de compte en définitive il y aura sur la place publique, conduisant à l’anarchie ? Il y a un fait : Rudy Terranova, écroué aujourd’hui, lors de sa tentative d’assassinat sur l’avocat, travaillait pour le compte de la police et était aux ordres du commissaire débouté par la justice.
Or, tout le prouve, et, les avocats, dans leur grande majorité, défendent et ont pris fait et cause pour « l’avocat du milieu » comme ils aiment si bien le dire. Est-ce finalement l’ultime syncrétisme de destruction massive mis en place pour brouiller toutes les pistes de la raison ? Alliot-Marie risque de prendre un camouflet retentissant.
Vive la liberte d’expression !
Le jeune et virevoltant éditeur, Arash Derambarsh, directeur du département politique et personnalités aux éditions du Cherche-Midi, ne boude pas son plaisir. On l’a vu congratuler les différents avocats qui défendaient l’avocat Achoui, notamment Me Spitzner ou encore Me Malka.
Heureux, l’éditeur s’est fendu d’une déclaration au sortir du Tribunal « Cette décision courageuse est une victoire pour la liberté d’expression, la démocratie en sort grandie », ajoutant que « nous ne prenons jamais fait et cause pour l’auteur (sauf si l’auteur ne respecte pas les valeurs de la République comme un tueur en série qui veut éditer sa bio ou un membre de l’extrême-droite) mais nous lui donnons toujours la parole ».
Pourvu que ça dure car, une démocratie à besoin de ces partitions, sorte de respiration intense sans laquelle, tout est plat et les hommes ramollissent. Parlons, discutons, contradictions. Nul n’est censé ignorer la loi et nul ne détient la vérité.
Source: Allain Jules