Altermondialiste, Dieudonné ?

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Après s’en être pris aux «faul-cul de l’humanitaire, ces milliardaires de la misère», et à Enrico Macias, le Franco-camerounais entend faire un sort à l’instrumentalisation du souvenir de la Shoah. Se basant sur une directive qu’aurait prise Nicolas Sarkozy et selon laquelle chaque spectacle en France devrait comporter une scène avec un déporté des camps, dans le but de ne pas oublier, Dieudonné demande à un membre de son équipe de le rejoindre en tenue des camps et de traverser en silence la scène. Ce dernier feint de ne pas comprendre ce qu’il fait-là et pourquoi surtout. «Pour ne pas oublier», hurle Dieudonné.

George Bush et la politique américaine en général, Colin Powell et son mensonge devant le Conseil de sécurité de l’ONU pour convaincre de la nécessité d’une guerre en Irak,les marchands d’armes qui tirent les ficelles et puis sans doute le sketch le plus réussi, l’imitation du président camerounais Paul Biya, au pouvoir depuis 25 ans, s’égrènent ensuite.

Au bout du compte, un spectacle qui dénonce entre autre la déforestation,le sort des peuples indigènes, les pratiques des compagnies pétrolières et pharmaceutiques, la poursuite de la politique coloniale en Afrique, la politique américaine. Altermondialiste, Dieudonné?

 

 Source: LE TEMPS.CH

«J’ai fait l’con», spectacle de Dieudonné, Salle centrale, 10 rue de la Madeleine, Genève. Le 7 février, à 20h et 22h. Rens. 022 310 02 32.

POURQUOI ARTHUR NE CONDAMNE PAS LES CRIMES ISRAELIENS ?

Que c’est rigolo et débile à la fois. Hier déjà, l’animateur Arthur, faisait la UNE du TV Magazine[fr], où, on lui a permis de mentir, de crier, de pleurer à tue-tête, pour crier son malheur. Ce qui est amusant et vous l’aurez compris, ce mec n’est pas crédible. Une nouvelle voltige, pour tenter de traiter les antisionistes d’antisémites. Manifester contre Arthur ? Même pas envie. Son talent ? Rien, nada, walou !

Il accusa notamment Dieudonné, d’être à l’origine de la haine qui le poursuit. Or, ce qu’il ne dit pas, il assiste tout le temps aux fêtes organisées pour ou par Tsahal. Ceci ne veut pas dire qu’il finance pour autant cette armée mais, cette frénésie à considérer que chacun qui le critique est antisémite, devient insupportable. Dans ce même registre, on a vu le ministre Kouchner, traité Pierre Péan d’antisémite aussi. Enrico Macias a aussi joué dans le même régistre[fr].

Mais, aujourd’hui, la surprise du chef est venue du journal L’immondice Le Monde, qui ouvre ses colonnes à cet homme, pour qu’il crie encore et toujours. Pleurnicheries et jérémiades pour les enfants de Gaza ? Même pas en rêve, mais, parce que des spectacles sont annulés. Dans un papier qu’on lui a dicté, intitulé, D’où vient cette haine des incendiaires des âmes ?[fr],  j’ai sélectionné juste, la page de posts réagissant à cet article. Lisez le commentaire ironique de Fouad H. Il résume tout et nous pousse à la réflexion.

Est-ce que, une seule fois, Arthur a condamné les crimes de Tsahal à Gaza ? Non. Quelle foutaise ! Malgré le boycott, Dieudonné fait toujours salle comble. Malgré les appels sauvages aux nervis de tous bords qui veulent parfois interdire ses spectacles par la force, comme ce fut le cas dernièrement à la Main d’Or m’a rapporté un témoin strasbourgeois sur place, il joue, et rend heureux, des milliers de personnes.

Mais, Arthur, atteint par la grâce, voit qu’on lui ouvre les portes de tout, partout. Il a le droit de pleurer sur son sort, avec encore et toujours, le même bouc émissaire, Dieudonné. Pourquoi lui donne-t-il autant de pouvoir et d’importance ? Pas lui seul, mais tous, ses détracteurs en somme. C’est même quelque chose d’assez inquiétant. Dieudonné est un troubadour. Point.

PARALLAX.

LE CARTON SUISSE DE DIEUDONNE.

Dieudonné fait monter un déporté sur scène…

SPECTACLE | L’humoriste a fait tordre de rire son public. Quelques passages.

 

© Magali Girardin | Un homme en noir, noir, pour de l’humour noir sur fond noir. «A la mort d’Ilan Halimi, juif tué violemment à Paris, j’avais un alibi. J’étais sur scène…» ironise Dieudonné qui a fait monter un déporté sur scène.

Henri Della Casa | 07.02.2009 | 00:00

Hier soir, dans une salle de la Madeleine comble, Dieudonné a «fait le con», comme l’annonçait le titre de son spectacle. L’humoriste n’a pas esquivé la polémique autour de sa venue et dès son arrivée sur scène… il est reparti en courant dans les coulisses. «Y a des associations dans le public, et des journalistes», s’effraie-t-il. Le public, très jeune, l’acclame. Et l’acclamera tout au long de son one man show. Il commence par évoquer sa relation avec Jean-Marie Le Pen, car «il lui fallait un petit coup de pouce» avant d’entamer sa tournée. «Je savais que les médias allaient me sauter dessus. Je connais bien leur régime alimentaire: de la viande crue.»

Vient ensuite une narration, bien caustique à la façon Dieudonné, de son expérience au «pays des Pygmées». Des victimes qu’il dit pouvoir attaquer sans risque, «puisque le lobby pygmée n’est pas assez puissant». Comme il le rappelle, Dieudonné est d’origine camerounaise, «ancienne colonie allemande. Mais j’en parle pas trop pour ne pas alourdir mon dossier.» Puis, après avoir dégainé quelques piques à l’encontre de «Sarko» ou des firmes pétrolières actives en Afrique, le trublion fait venir un acolyte, déguisé en déporté juif. De mauvais goût, la scène rencontre pourtant un vrai succès auprès des spectateurs. «C’est pour que les gens n’oublient pas», hurle Dieudo.
Après cette étrange scène, le Français s’en prend à George W. Bush. Avec qui il partagera le fait d’avoir reçu une chaussure de l’audience. Coup monté ou vraie rancœur? Impossible de savoir.

Le stand de la Cicad
Dans l’après-midi, sur son stand à la rue du Marché, la Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation (Cicad) a rassemblé 240 signatures «pour dire que ce Monsieur n’est pas le bienvenu à Genève», indique Johanne Gurfinkiel, secrétaire général de l’association. Lequel dit regretter que les autorités dans leur ensemble ne se soient pas opposées au spectacle d’hier soir. «Même des gens portant un keffieh ainsi qu’une femme d’origine arabe sont venus nous témoigner leur soutien», relève Johanne Gurfinkiel, touché également par le passage de deux rescapés au stand.

Source: TDG