SERENA WILLIAMS N°1 DES N°1 !

Serena Williams la lionne indomptable

Serena Williams la lionne indomptable

Gains: 23 millions de dollars. Sportive la plus nantie en matière d’argent en tournoi donc, devant Annika Sorenstam, la golfeuse suédoise retraitée. N°1 mondiale de tennis. Nichons les plus consistants du circuit. Derrière « relevé et soutenu », comme le disait le poète-musicien kamerounais (camerounais) Eboa Lotin, ou si vous voulez l’américanisation de l’expression: bootilicious, pour parler des fesses de cette fille. Cette tenniswoman est un phénomène…vivant !

 

LETTRE DE SALAH HAMOURI, FRANCAIS ET PRISONNIER EN ISRAËL.

Mais il est où Sarkozy ? Ne veut-il pas ramener en France Florence Cassez incarcérée pour 60 ans au Mexique ? N’a-t-il pas plaider pour le retour des zozos de l’Arche de Zoé ? Ne lutte-t-il pas de toutes ses forces pour la libération du soldat tueur d’enfants Gilad Shalit ? Et Salah Hamouri alors, est-il un français de seconde zone ? PARALLAX.

Une seconde lettre de Salah

 

Dans ma première lettre, je vous ai parlé des premiers mois passés en prison pendant l’épreuve de l’interrogatoire.

 

Je vais vous parler maintenant de la « deuxième période : la vie quotidienne en prison » qui laisse des marques sur la vie des prisonniers et sur leur futur.

 

Je suis en cellule avec 7 autres prisonniers dont certains ont déjà passé plus de 20 ans derrière les barreaux.

 

Il y a en prison toute une organisation et des lois intérieures mais ce qui est important, c’est le développement du mouvement des prisonniers. En effet, les changements dans l’organisation de la vie en prison ont demandé beaucoup de temps, d’efforts et de sacrifices.

 

Avant l’année 1992, l’oppression était forte en prison malgré la résistance et la solidarité des détenus. 1992 marque l’année d’une lutte où les prisonniers ont organisé un mouvement de résistance en faisant une grève de la faim afin d’obtenir le minimum vital et leurs droits. Cette grève a duré 17 jours. La rue palestinienne était solidaire, malgré les difficultés et la répression israélienne. Les prisonniers ont gagné cette bataille. Ils ont réussi à obtenir quelques améliorations dans leur quotidien difficile, par exemple ils ont eu le droit d’avoir un contact quelques minutes avec leurs enfants pendant les visites, de faire rentrer couvertures et vêtements apportés par les familles, de pouvoir étudier à l’université par correspondance, de regarder la télé afin de ne pas être coupé du monde complètement.

 

Ces « victoires » ont eu une influence sur la vie des prisonniers et leur ont donné du courage.

 

En prison il y a une vie très structurée, chaque prisonnier, chaque organisation politique connaît ses droits et ses devoirs.

 

Chaque groupe politique est représenté dans des comités, un prisonnier élu par les autres représente l’ensemble des détenus devant l’administration quand il y a un problème, une réclamation etc.

 

Le but de l’occupation israélienne est d’isoler les prisonniers mais notre organisation nous permet de rester forts, solidaires, de faire respecter nos droits pour lesquels il nous faut toujours lutter malgré les tentatives de l’autorité israélienne de nous casser.

 

Ces derniers mois, il y a eu plusieurs tentatives pour nous rendre la vie plus difficile.

La première étant de nous interdire les livres que nos familles pouvaient nous apporter en nombre limité. C’est une manière de nous tuer culturellement, la lecture étant notre occupation principale. La seconde est de nous faire payer des amendes si nous n’obéissions pas au règlement.

 

Il est fréquent aussi que des détenus soient mis en isolement et privés de visites.

 

En effet, nos familles peuvent nous rendre visite 2 fois par mois pendant 45 minutes, nous savons que pour eux c’est difficile, certains ont des parents âgés ou malades qui supportent mal les trajets et l’attente dehors. Mais nos familles sont solidaires malgré les difficultés. Pendant la visite nous sommes séparés de nos parents par une vitre épaisse et on peut se parler avec un interphone.

 

Le temps passe vite, je dois déjà m’arrêter d’écrire …

 

 

Prison de Guilboa

Le 20 février 2009

Salah