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PARALLAX

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J-LO ET KATE MOSS: le smack qui tue !

Les deux stars se sont rencontrées hier à New-York, lors de la pré-inauguration du magasin Topshop, spécialisé en vêtements féminins dont le top britannique Kate Moss, dessine quelques modèles dont celui qu’elle porte sur la photo.
Après la scène hallucinante hier à Buckhingam Palace où le protocole n’a pu rien faire lorsque Michelle Obama glissa sa main sur les reins de la reine Elisabeth qui fit de même, ce qui est interdit selon le protocole, c’est J-Lo, la star porto-ricaine, qui “assène” un smack retentissant sur les lèvres de Kate Moss, au restaurant Swish Baltazar……hum.
Magasin Topshop/ New York

Magasin Topshop/ New York

Le smack J-Lo-Kate Moss

Le smack J-Lo-Kate Moss

 

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CARLA BRUNI-SARKOZY OUVRIRA LE MONDIAL DE FOOT 2010 ?

Quelle idée sénile dirait l’autre !

 

Madiba aka Mandela

Madiba aka Mandela

Non, franchement, c’est méchant pour Madiba aka Nelson Mandela. Disons plutôt quelle idée saugrenue de faire appel à Carla Bruni-Sarkozy pour chanter lors de l’ouverture de la prochaine coupe du Monde de football en juin 2010 en Afrique du Sud. Pourtant, ce n’est pas un poisson d’avril.

 

 

C’est le très sérieux SkyNews qui fait état de cette invitation adressée par Nelson Mandela le patriarche africain et prix Nobel de la paix. Pour l’instant, la sublimissime Carla n’a pas encore donné sa réponse. Quand même, soyons sérieux un instant. Une cérémonie regardée par des milliards de personnes choquées en définitive après le passage de chants de la première dame de France ?

 

Si les bleus de Raymond Domenech se qualifient au moins, la France sera bel et bien représentée, mais, pas de cette façon.  Nelson Mandela estime quant à lui que Carla Bruni qui travaille en étroite collaboration avec Rama Yade dans un organisme de bienfaisance en Afrique pour mettre un terme à la guerre et à la violence sexuelle par des bandes armées au Congo, est la bonne personne pour le show d’ouverture du Mondial de foot…

 

La question est de savoir s’il a déjà écouté une chanson de Carla la chanteuse qu’il a rencontré à Johannesburg lors de sa tournée avec son époux l’année dernière.

PARALLAX

Source:  Sky News

INTERVIEW: FARI TAHARKA PARLE.

couv-products-114011Qui connaît Fari Taharka, l’un des leaders de la mouvance Kamite (noire) française, très proche de Kemi Seba et considéré comme l’un de ses lieutenants ?  Pour information, c’est son porte-parole. Je suppose que très peu de vous. Il publie un livre (1er volume), « le viatique de la sortie », véritable plaidoyer en faveur d’une renaissance kamite. Il veut réhabiliter les consciences avec son opuscule. Interview franche sans langue de bois, de cet africain qui revendique ses racines fièrement.

Parallax:  Bonjour Fari

Fari: Bonjour à vous.

Parallax: Vous vous lancez dans la littérature. Présentez nous votre opuscule, de quoi s’agit-il au juste ?

Fari: Tout d’abord permettez-moi de vous remerciez de me donner l’occasion de présenter ce premier volume de mon ouvrage (qui en compte 10). En tant que fils d’Afrique, donc du continent qui a vu naître l’écriture et qui compte le plus grand nombre d’écritures comme le médu neter, le shek shat, le nsibidi, le vaï, le guèze, le tifinar, le mendé; il était, on ne peut plus normal, que je me mette enfin à l’écriture, puisque les Africains sont beaucoup plus un peuple d’écriture qu’un peuple de l’oralité.

De dire cela peut choquer certains d’entre nous. Mais c’est bien la ligne directrice que suit mon travail, notamment celui réveiller [par des électrochocs historiques, et culturels] les afro-descendants qui ont partiellement perdu la mémoire. Nous avons perdu la mémoire, par conséquent il nous faut très rapidement la retrouver pour pleinement assumer notre héritage (aussi bien les côtés obscurs que les côtés plus glorieux) et surtout pour mieux nous affirmer sans complexe à la face du Monde.

Aussi les thématiques de ce premier volume touchent aussi bien la politique (critique de la démocratie pour nous autres Africains), l’économie (critique du capitalo-libéralisme), l’esthétique (critique de l’art africain actuel), l’éthique (leçons de chose sur différentes notions), l’idéologie (critique de l’afrocentricité), la théologie (fondements de la spiritualité ancestrale), ou encore la philosophie (critique de la science).

Donc comme vous le voyez, cet ouvrage se veut d’être un chemin, une voie pour une réflexion pour le monde noir. Par son biais je propose une perspective nouvelle s’appuyant réellement sur un socle qui nous est propre. Il ne s’agit pas d’onanisme intellectuel, mais bien évidemment d’une dynamique de transformation du monde noir pour qu’il puisse enfin s’assumer, s’aimer et se développer de façon endogène.

En fait, tout ce programme que je viens de décrire se retrouve inscrit dans le titre même du livre: le viatique de la sortie.

Parallax: Peut-on dire que vous luttez pour une cause juste ? Quelles sont vos armes ? N’êtez-vous pas dans un idéal béat ?

Fari: Comme je vous l’ai expliqué, le socle de ma pensée est une base ancestrale. Or l’existence de nos illustres ancêtres étaient rythmée par une seule dynamique, celle de la justice-vérité-droiture, qu’eux-mêmes appelaient « la Ma’ât ».

Donc, tout combat qui exclut la justice en tant que vertu cardinale ne m’intéresse pas. Le monde noir, aussi bien le Continent que la Diaspora, a un message à apporter au Monde. Or ce message est pour l’heure indicible, inaudible, inexprimable voire ineffable, pour la simple et bonne raison que les porteurs de ce message (nous autres Africains) vivont dans l’obscurité.

Nous avons en nous toutes les armes nécessaires pour nous libérer, et reprendre le chemin du développement. Quelles sont ces armes si ce ne sont l’intelligence, la foi, la détermination, l’unité, la discipline, l’effort, ou encore la solidarité?

Me demander si cela relève d’un idéal béat, c’est déclarer qu’intrinsèquement l’homme et la femme noirs manquent d’intelligence, de foi, de détermination, de discipline, etc. Or l’Histoire nous interdit de soutenir de tels propos. Doit-on rappeler les réalisations et inventions mémorables à mettre au crédit de nous autres Africains: découverte de l’agriculture, création de l’écriture, de la métallurgie, de la royauté, de l’armée, des pyramides, de la chirurgie, des mathématiques, etc. Tout cela, nous l’avons fait. Et encore aujourd’hui, nous continuons de créer, de découvrir, d’inventer mais davantage pour les intérêts des autres que pour les nôtres; et généralement ces autres sont ceux qui en profitent pour exploiter nos populations.

Simplement, je dis qu’il temps que nous nous recadrions et que nous cessions de travailler pour les autres. L’heure est arrivée de mettre tous nos savoirs et savoir-faire au service de notre peuple avant tout.

Parallax: Quelle cible voulez-vous atteindre ?

Fari: En premier lieu, je souhaite toucher les jeunes hommes et jeunes femmes noirs, car nous sommes l’avenir de ce peuple qui souffre tant.

A partir du moment où nous changerons notre comportement, les autres changeront le leur, vis-à-vis de nous. Je souhaite que cette série de livres nous aide à nous améliorer, à nous pousser vers l’excellence, qu’elle nous habitue à avoir en horreur la médiocrité et la mendicité, qu’elle nous dirige vers l’amour de nous même avant de penser à aimer autrui, qu’elle nous amène à davantage nous responsabiliser et éviter ainsi de lâchement chercher à indexer l’Autre alors qu’il y a tant à faire sur nous-mêmes.

C’est là une sorte thérapie de groupe qui peut servir indistinctement à tout groupe qui souffre des mêmes maux que nous. Aussi chacun pourra utiliser à profit mes ouvrages.

Parallax: Ne trouvez-vous pas réducteur cette lutte à la limite racialiste ?

Fari: Vous savez, j’appartiens à une génération qui n’a que faire des épithètes qu’on peut bien lui coller. Tout ce qui m’intéresse c’est l’élévation des miens, donc du Monde. Car étant les derniers, notre réveil ne pourra que bénéficier au reste de l’Humanité. Seuls les résultats probants comptent, à mes yeux.

Nous avons déjà essayer toutes les méthodes qui ne marchent pas, mais pas encore celles qui marchent. Et c’est bien là le problème. Comme j’ai souvent l’habitude de le dire à mes étudiants: « il y a plusieurs façons de perdre, mais qu’une façon de gagner ». Et je ne souhaite pas autre chose que nous voir gagner.

De fait, toutes les personnes qui veulent m’expliquer la meilleure façon de perdre ne m’intéressent pas. Je ne prête pas trop attention à elles. Ce sont les mêmes personnnes, qui, hier, taxaient les Garvey, Lumumba, et autres Sankara de tous les noms d’oiseaux: racistes, communistes, extrêmistes, terroristes, etc.

Nous nous rendrons un énorme service si nous laissions ces personnes palabrer dans le vide et même penser que nous

Fari Taharka

Fari Taharka

serions racialistes ou autres.

Préocuppons nous plutôt des problèmes cruciaux qui nous accablent tant au niveau de la santé, de l’éducation, du panafricanisme, du développement endogène, etc. C’est là un gros défi qui nous attend. Et c’est avec sérénité que je me lance dans l’arêne de l’Histoire, avec la publication de ce viatique de la sortie.

Parallax: Que pensez-vous de la France dite multiraciale ?

Fari: Ce n’est pas faire injure à la France que de dire que sont sort m’intéresse peu. C’est aux Français qu’il faudrait poser cette question. Je préfère réserver mes neurones pour réfléchir sur des thématiques qui me sont propres: comment faire pour que la diaspora africaine apporte sa pierre à l’édifice? Quel plan pour combattre la famine en Afrique et dans les territoires d’Asie, du Pacifique, des Amériques ou vivent les Noirs? Quid de la place de la femme dans nos sociétés? Quid de la corruption des moeurs dans le monde noir? Ce sont les questions qui m’intéressent qui occupent le clair de mes réflexions. On ne demandera jamais à un intellectuel français de réfléchir sur les thématiques africano-africaines, alors pourquoi perdrions notre temps, et nos forces à nous occuper de ce qui ne nous regarde pas, ou si peu?

Parallax: Bonne chance.

Fari: En tout les cas, je vous remercie pour m’avoir permis d’exprimer mes idées sur votre site. C’est là le début d’une dynamique, qui espérons-le, produira des fruits.

Le site de Fari Taharka MAAT WORLD