ELIE DOMOTA DIT NIET !

E.Domota et Y. Jego

E.Domota et Y. Jego

lepoint.fr (source AFP)

 

Élie Domota n’en démord pas. Le porte-parole du LKP a réaffirmé mercredi qu’il ne participerait pas aux états généraux de l’outre-mer qui ont débuté la veille. Ni plus ni moins que la mise à exécution de ce qu’il avait annoncé une semaine auparavant . Élie Domota a donc déclaré mercredi sur Canal+ : « Il s’agit ni plus ni moins que de chercher une caution populaire à des décisions qui sont déjà prises avant. »
Le leader du LKP, collectif guadeloupéen contre la vie chère, en a profité pour s’interroger sur le bien-fondé de la courte durée de ces états généraux : « Comment voulez-vous qu’on puisse décider, trouver des choix stratégiques pour l’outre-mer, pour la Guadeloupe singulièrement, en 10 jours ? » Et de poursuivre : « Yves Jégo et le gouvernement prennent leurs décisions sans écouter. On n’entend pas la voix des travailleurs, on n’entend pas ce que disent les Guadeloupéens et ce n’est pas du tout avec les états généraux que ça va changer. »

« Il est des moments où il faut savoir cesser le conflit »

Le secrétaire d’État à l’outre-mer Yves Jégo, initiateur de ces négociations, a déploré l’absence d’Élie Domota. « Il est des moments où il faut savoir cesser le conflit, rentrer dans une autre période qui est la période de la concertation, celle des états généraux, a répondu Yves Jégo au porte-parole du LKP. Je regrette qu’Élie Domota ne veuille pas y participer, mais la politique de la chaise vide, après tout, c’est sa stratégie, je n’ai pas à la juger. » Et de conclure : « Ceux qui ne veulent pas participer prennent leurs responsabilités. »

Outre le LKP, le collectif du 5 février en Martinique et le Cospar réunionnais refusent également de prendre part aux débats. De plus, les premières réunions publiques dans le cadre des états généraux de l’outre-mer n’ont attiré qu’un public confidentiel, mardi soir, en Guadeloupe. Au cours des premières discussions, le secrétaire d’État a mis en garde « ceux qui prendraient la responsabilité de rouvrir un conflit, car la société antillaise ne s’en sortira pas si l’activité ne reprend pas durablement ». Concernant les mesures qui ressortiront des débats, Yves Jégo est resté prudent : « On va voir ce qui ressort des états généraux, on va mesurer le degré d’implication des sociétés concernées et puis, au bout de ces états généraux, le gouvernement prendra un certain nombre de décisions. » Il a toutefois répété que le gouvernement était « prêt à aller au-delà des trois ans prévus » concernant sa contribution à l’augmentation des bas salaires en Guadeloupe.

 

 

Élie Domota (LKP) refuse d’assister aux états généraux organisés à l’initiative du secrétaire d’État à l’outre-mer, Yves Jégo © montage lepoint.fr

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AHMADINEJAD A GENEVE…..EXPLOSIF ?

 

L’Iranien Ahmadinejad vient à Genève. Explosif !

DURBAN II | Le président iranien participera à la Conférence sur le racisme. Une présence qui embarrasse de nombreux pays.

 

© EPA | ​Mahmoud Ahmadinejad, président de la République islamique d’Iran, cristallise toutes les craintes de la communauté internationale depuis deux ans. Sa venue à Genève, pour la Conférence sur le racisme, place la Suisse dans une situation délicate.

ALAIN JOURDAN

La Conférence sur le racisme, qui s’ouvre lundi prochain à Genève, tient de plus en plus du cadeau empoisonné. La rumeur annonçait la venue du colonel Kadhafi. Hier, le service de presse de l’ONU a confirmé la présence du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. La Suisse est désormais assise sur une bombe. Le sort de la Conférence est entre les mains de l’homme qui cristallise toutes les craintes et angoisses de la communauté internationale depuis deux ans.

«Nous ferons attention»


«Nous ferons très attention à ce qu’il dira et nous réagirons», explique un diplomate européen, qui peine à cacher son embarras. Et d’avouer: «C’est clair que cela ne va pas contribuer à apaiser le climat.»

Les Occidentaux, qui attendent toujours d’avoir entre les mains le texte final remanié avant de confirmer leur présence à la conférence de suivi du processus de Durban, sont pris au piège. Décider d’un retrait au lendemain de l’annonce de la participation du président iranien aux travaux de clôture reviendrait à centrer le débat sur l’Iran et sur la question israélienne. «Il faut bien reconnaître que le président iranien vient de réussir un coup de maître en suscitant une hyperfocalisation sur sa personne», convient l’historienne Malka Marcovich, auteure de Des nations désunies .

Les discussions traînent toujours en longueur. Les participants ont trouvé un accord sur un peu plus de la moitié du texte. Mais des paragraphes importants sont encore sujets à d’âpres négociations. Ni la France ni la Suisse ne veulent arriver à la Conférence sans être sûres que les passages sur la diffamation des religions ou la condamnation d’Israël ont été définitivement enlevés. Du coup, le comité préparatoire, qui se réunit aujourd’hui, doit élaborer le programme de la Conférence sans connaître les noms de tous les participants. Du jamais-vu. Mieux, il va sans doute devoir demander à plusieurs pays d’ouvrir leur porte-monnaie pour boucler le budget de cette rencontre qui, initialement, devait réunir 1000 délégués.

Pro-Israéliens au créneau


A quelques jours de l’ouverture de la conférence, l’annonce de la venue de Mahmoud Ahmadinejad vient relancer la controverse. Les organisations pro-israéliennes s’estiment plus légitimées que jamais à réitérer leurs mises en garde. Hier, l’ONG Eye on the UN a rappelé que Mahmoud Ahmadinejad avait offert une tribune aux négationnistes en 2007, et qu’il niait lui-même l’Holocauste. D’autres organisations fustigent, elles, la «diplomatie de façade» et «l’hypocrisie des démocraties, qui ont laissé se mettre en place une mécanique monstrueuse, qui mine les principes du droit universel au profit du relativisme culturel». Hier, les Etats-Unis ont annoncé qu’ils pourraient finalement reconsidérer leur décision de ne pas participer à la Conférence sur le racisme si les discussions engagées à Genève allaient dans le bon sens.

Si elle veut maintenir le couvercle sur la cocotte, la communauté internationale a tout intérêt à s’entendre sur un texte qui élude les questions qui fâchent. Quitte à mettre d’autres dossiers dans la balance. Faut-il y voir un signe?

Source: ICI

DIEUDONNE, GAD ELMALEH ET HITLER.

Dieudonné et Gad Elmaleh

Dieudonné parodie Hitler