ANTISIONISME : SILENCE RADIO.

EUROPEENNES: Le pouvoir aurait définitivement demandé de ne plus parler de la liste antisioniste. Si vous parcourez l’ensemble de vos journaux sur le Net, vous remarquerez cette absence. Pire, au Nouvelobs, il existe même un vote public qui répertorie toutes les forces en présence pour cette élection, du FN en passant par le PS, Lutte ouvrière ou même Europe écologie,  avec un grand absent, la liste antisioniste (Voir vote  colonne de droite). Quel crédit peut-on donner à cette consultation intitulée « l’avis des internautes » quand on exclue un parti ?  Heureusement que ceux qui votent dans la case « je ne voterai pas » représentent 15%. Des antisionistes ? Nous l’espérons. Toute honte bue et laissée aux chiens. PARALLAX.

Le Dieudo Bus sillonnera Paris et sa banlieue à partir de demain et pendant deux semaines.
 
Si vous souhaitez participer au tractage, nous vous donnons rendez-vous au Théâtre de la Main d’Or  à partir de 9H00, départ du bus à 09H30 !:
 
THEATRE DE LA MAIN D’OR
15, PASSAGE DE LA MAIN D’OR
75011 PARIS
TEL 06 29 08 66 14

 
Le tractage se déroulera de 10H00 à 14H00.

Je vous remercie de revenir d’urgence avec vos dates de disponibilité : le nombre de places est limité !!!
 
D’avance, merci pour votre participation.
 
NB : PREMIER PASSAGE = MARCHE DE L’ABREUVOIR A BOBIGNY MARDI 19 MAI DE 10H A 14H.

SARKOZY : « petit Nègre, mange-toi ta commémoration ! »

DIEUDONNE LUTTE CONTRE L’ANTISEMITISME.

Madame Elisabeth Lévy, l’intéressant débat qui vous a opposé à Dieudonné (1) n’a à mon avis pas atteint son terme, en n’évoquant pas la question du partage des richesses à l’échelle mondiale. Permettez-moi d’aborder ce point de vue, en espérant avoir la chance de parvenir à établir avec vous un langage commun.

Madame, ouvrez un livre d’histoire et vous constaterez comme, de tous temps, l’homme s’est employé à dominer son prochain et à s’accaparer ses richesses. Or, l’homme n’a pas muté génétiquement et est toujours le même aujourd’hui : dominateur et conquérant. Nos démocraties modernes sont en guerre pour les ressources, guerre maquillée par une propagande car l’homme est un animal étonnant qui se débat entre le bien et le mal et n’accepte de faire le mal qu’à condition de se mentir à lui-même, signe d’ailleurs que l’espoir est permis. La guerre pour les ressources engendre le mensonge, lequel n’émane pas du néant mais des plus conquérants parmi nos responsables politiques, journalistes et dirigeants de multinationales. Car, et on peut le déplorer ou non et ce serait un débat intéressant, la question « Etes-vous prêt à sacrifier des milliers de vies pour s’approprier du pétrole ? » reçoit beaucoup moins de soutien que la question : « Faut-il arrêter ce dictateur fou, dangereusement armé et qui ne rêve que de nous détruire ? » C’est donc la deuxième question que l’on pose au peuple.
 
Il arrive qu’un gouvernement ne parvienne pas à faire adopter une loi ou qu’il réduise l’ambition d’une autre pour la faire adopter : ce n’est pas le bout du monde. Mais les intérêts vitaux ne peuvent pas, eux, être retardés car il en va tout simplement de l’alimentation de nos usines et de notre mode de vie. Pour ceux-là, le gouvernement est prêt à sacrifier des dizaines, des centaines ou des milliers de vies parmi son propre peuple (par exemple : 5000 soldats étasuniens morts en Irak) et des milliers d’hommes à l’étranger (par exemple : 650 000 irakiens décédés du fait de la guerre), s’il le faut. Ces morts sont acceptées parce qu’elles servent les intérêts vitaux et permettent de maintenir le niveau de vie du pays.
 
Vous ne croyez pas au « complot sioniste » et qualifiez le bannissement médiatique de Dieudonné de consensus, et je vous donne en partie raison : il y a bien un consensus mais il concerne le fait de mener des guerres et de les couvrir par des mensonges. Dès lors, les partisans de la solution guerrière s’emploient naturellement aussi à faire taire ceux qui dénoncent leurs mensonges, car il y en a toujours, et l’on se souviendra de l’interrogatoire musclé (et scandaleux) subi par Guillaume Dasquié : tout journaliste sait qu’il se rend service en évitant de mettre son nez dans la raison d’État…
 
Alors, pourquoi Israël ? Parce que ce pays artificiel est la guerre de conquête la plus médiatisée qui soit, guerre qu’Israël mène contre ses voisins pour les maintenir au Moyen Âge, les empêcher de s’émanciper et de réclamer leur dû. Israël est avant tout une entreprise coloniale et dénoncer cette entreprise coloniale est un point de départ pour dénoncer de façon générale la domination brutale du nord sur le sud.
 
Vous avez eu raison de rappeler, dans le débat qui vous a opposé à Dieudonné, que de par sa proximité, il est normal que la mémoire de la Shoah et la lutte contre l’antisémitisme soient particulièrement présentes en France. Mais constatez avec moi qu’Israël est l’endroit le plus dangereux au monde où vivre pour un Juif : le pays est en guerre depuis sa création, le service militaire y dure 3 ans et on y court de réelles chances d’y mourir, si l’on n’est pas tué ou blessé en ville par une roquette ou un attentat suicide. Pour un Juif, mieux vaut vivre partout ailleurs qu’en Israël, y compris et cela ne manque pas de sel : en Iran. Par conséquent, dénoncer la brutalité de la politique d’Israël n’est pas antisémite mais exactement le contraire ! C’est prendre la défense des Juifs qui, bernés par la propagande religieuse couvrant l’opération coloniale, sont victimes dans leur chair de ce projet israélien irréalisable, injuste pour les Palestiniens, brutal pour tous et source de mensonges dans nos médias.
 
Comment alors lutter contre l’antisémitisme, me direz-vous ? Et bien, comme vous le dites vous-même, par le dialogue et la pédagogie afin de fournir à la population et aux jeunes les armes intellectuelles leur permettant de repousser la xénophobie. En enseignant l’histoire.
 
De plus, pour avoir eu l’occasion à plusieurs reprises de discuter avec des antisémites, j’ai observé que dans tous les cas la question d’Israël sortait dès les premières minutes, et qu’en les interrogeant un peu plus ceux-ci faisaient la différence entre le Juif « de la rue », semblable à eux-mêmes, et celui qui dans les hautes sphères complote pour couvrir et mener des guerres de conquête : tiens, que voilà une pensée beaucoup plus nuancée qu’attendu ! Et qui nous ramène au consensus dont nous parlions, dans lequel une partie des élites, servant les intérêts vitaux, accepte de mener les guerres et pour cela de mentir au peuple et de manipuler les médias. L’État d’Israël, parce qu’il est le cas le plus flagrant de deux-poids-deux-mesures en faveur des Juifs et en défaveur des Arabes (les Juifs ont droit à un État et de violer allègrement le droit international, pas les Arabes) est donc, selon mes modestes observations, la première source de l’antisémitisme. Dans ces conditions, dénoncer la politique d’Israël combat l’antisémitisme et montre à ceux qui seraient tentés par la thèse du grand complot Juif que non, les Juifs ne sont pas au-dessus des lois et qu’il faut les arrêter lorsqu’ils exagèrent (il s’agit bien sûr des israéliens mais je prolongeais le raccourci utilisé par mes interlocuteurs). Et bingo ! Dieudonné et sa liste luttent donc doublement contre l’antisémitisme.
 
En donnant l’occasion à tout un chacun de toucher du doigt l’écart à 180° existant entre le véritable Dieudonné et son image médiatique, Dieudonné nous montre les mécanismes de la manipulation médiatique et de l’erreur collective, ceux-là mêmes qui sont mis en oeuvre pour maquiller les guerres. L’initiative de Dieudonné est tout sauf anecdotique.
 
Pour ce qui est du « divorce dû aux sionistes », ces propos que vous aviez relevés dans la conférence de presse, je pense qu’il s’agissait de dire que ces questions sont à ce point difficiles à traiter qu’elles peuvent éloigner des amis ou séparer un couple marié.
 
Aux travers de thèmes comme Israël et l’esclavage, Dieudonné s’interroge sur la nature de l’être humain, pointe certains de ses mauvais comportements et s’attaque au sujet le plus difficile qui soit. De proche en proche, c’est le mode de vie occidental et le partage des richesses à l’échelle de la planète qui sont remis en cause. Parce qu’il apporte enfin un peu de rêve en politique, le rêve d’un monde plus civilisé, je suis fier d’annoncer que mon vote ira à la liste Dieudonné, porté par l’espoir que son score rendra l’Occident moins guerrier et plus partageur des ressources naturelles avec l’ensemble de la communauté humaine. Vous me répondrez que c’est de l’utopie et vous aurez raison, mais alors dénoncez Dieudonné pour cela, l’utopie, et non pour son supposé antisémitisme (il ne l’est pas) et sa supposée théorie du complot (il y a bel et bien un consensus pour mentir au peuple à propos des guerres). Ne me répondez pas que tout cela n’est pas écrit dans le programme de Dieudonné car c’est justement dans ces rebonds que Dieudonné est génial. Et d’ailleurs, peut-être ai-je dévoilé ici le secret du magicien !
 
Yves Ducourneau, le 17 mai 2009
Source: Agoravox 
(1) Débat

OBAMA LE SAGE ET NETANYHOU LE FOU.

Netanyahou-Obama en Israël (Reuters)

Netanyahou-Obama en Israël (Reuters)

Ce jour à Washington capitale fédérale américaine (USA), une rencontre du troisième type entre un homme sensé et de paix, Barack Hussein Obama le président américain, avec un fou à lier et belliciste, Benyamin N etanyahou, premier ministre mal élu de l’Etat hébreu.

  Contrairement aux idées reçues, il n’y aura pas d’étincelles car le président américain prouve chaque jour davantage que c’est une main de fer dans un gant de couleur. Le cas pakistanais le prouve dans la vallée de Swat avec l’offensive contre les Talibans…

Le leader extrémiste israélien sent le changement irreversible pris désormais par la direction de la Maison Blanche qui insiste voir enfin un Etat palestinien viable, gage de paix. Le gouvernement israélien actuel s’y opposant fermement, en mettant honteusement en balance le sort des palestiniens avec celui du nucléaire iranien. Drôle de méthode.

Israël avec son nouveau régime n’est plus enfin, dans la capacité d’influencer le calendrier des Etats-Unis. Avec Barack Hussein Obama, cette époque est révolue. C’est ainsi que Bibi fut éconduit dernièrement par Obama qu’il voulait rencontrer en marge de du sommet de l’AIPAC. Il du éviter l’humiliation en ne se rendant pas à ce moment-là aux Etats-Unis.

Il n’y a plus de doute possible quand on lit les propos du député israélien Yaakov Katz s’insurgeant sans vergogne contre l’instauration d’un Etat palestinien  : “ Rahm Emanuel devrait se souvenir qu’il est juif ”. C’est que les choses sont véritablement entrain de changer et qu’il y a péril en la demeure. Pire, lorsque Rose Gottemoeller (déléguée de l’Administration Obama à une session préparatoire pour la conférence mondiale sur le Traité de Non Prolifération nucléaire qui se tiendra en mai 2010 à New York) se permet d’affirmer que : « Une adhésion universelle au TNP – y compris par l’Inde, Israël, le Pakistan et la Corée du Nord – demeure un objectif fondamental des Etats-Unis ».

Les Etats-Unis dénient désormais à Israel la possibilité de maintenir les ordinateurs de bord du JSF, ce qui est in fine, un nouveau durcissement dans les rapports qui lient désormais les deux alliés. C’est d’ailleurs une grande première aussi qui montre la voix et dessine de nouvelles perspectives américaines sur le terrain Proche et Moyen-oriental. Ceci conduit à dire à Israël qu’il est hors de question que l’Iran soit la priorité, mise en garde pour mettre en lumière les risques encourus s’il fallait attaqué en solo l’ex Perse.

Au sein des deux administrations, les relations seraient par ailleurs très tendues, notamment entre entre le conseiller national à la sécurité israélien, Uzi Arad et son alter-égo américain du NSC (Conseil de sécurité nationale),  le général James Jones qui aurait révélé en privé qu’il est désormais interdit à Israël d’imposer ses vues, d’autant plus qu’elles se sont évérées incompatibles avec l’instauration de la paix. 

Si aujourd’hui Israël veut sortir la tête de l’eau considérant qu’il n’est plus vraiment la panacée américaine en politique étrangère nonobstant quelques impondérables, il est grand temps d’arrêter ses colonies et sa spoliation de terres palestiniennes systématiques à Jérusalem-est. Si Barack Obama veut lui aussi rester sur ce nuage qui le porte encore jusqu’à présent, il a intérêt à ne surtout pas renier ses promesses de campagne.

ALLAIN JULES