QUAI BRANLY, ART PREMIER, ART RACISTE ?

Affiche raciste

Affiche raciste

Cette affiche n’est-elle pas raciste ? Moi, sincèrement, je la trouve raciste. On sent vraiment que Jacques Chirac n’est plus aux affaires. C’est quoi ce singe cet homme noir avec la tête d’un primate ?

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INTERVIEW VERITE DE DIEUDONNE (PART3)

Maclean's Interview: Dieudonné M’Bala M’Bala

Maclean : Pourtant, je ne suis pas religieux du tout, mais en tant que parrain de mon neveu, je lui apporte des jouets, et je me demande si M. Le Pen fait de même.

Dieudonné : Je n’en suis pas sûr. Je pense que la plupart des gens ont compris ce que c’était, une très grande performance humoristique et provocatrice.

Maclean : Vous êtes un virtuose du marketing.

Dieudonné : Vous l’apprenez donc.

Maclean : Vous dites que tout cela était une plaisanterie mais, les médias français n’ont pas perçu la même chose. Etait-ce votre intention ?

Dieudonné : Vous savez, ce sont des appâts pour les médias, sinon, vous ne restez ignoré et loin d’un bon buzz.

Maclean : Je me demande si vous n’allez pas demander à Hugo Chávez d’être le parrain de l’un de vos enfants juste pour narguer encore vos détracteurs.

Dieudonné : Ce serait moins probable je pense, parce que je suis plus en phase avec Chávez, politiquement. Ce serait moins choquant.

Maclean : Le Wall Street Journal a récemment déclaré que vous êtes passé d’extrémiste de gauche à extrémiste de droite. Est-ce votre intention de confondre tout le monde.

Dieudonné : Je ne sais pas si c’est de confondre. C’est plus de lancer le débat. La question étant de faire des gens ce qu’ils sont, pas ce qu’on veut faire d’eux.

Maclean : En Décembre, vous avez mis le négationniste Robert Faurisson sur scène en lui décernant un prix de « l’infréquentabilité et de l’insolence», remis par une personne habillée comme un prisonnier d’Auschwitz. Pourquoi diable avez-vous fait ça ?

 Dieudonné : Ecoutez, sur ce point, je prépare un spectacle pour lequel j’avais besoin d’un matériel explosif. Le Pen c’est le passé et, j’ai besoin de quelque chose d’encore mieux. Faurisson était l’idéal. Il s’agit d’une personne qui nie l’histoire. Ainsi, le prix semble approprié.

Maclean : Donc, vous avez plutôt joué un tour à Faurisson.

Dieudonné : Oui. Il nie tout. Mais, je l’ai invité parce que je suis très attaché à la notion de liberté d’expression. Mais encore, j’ai eu la réaction que je recherchais. Il y a eu une vague d’indignation.

 Maclean: Donc, vous aimez choquer, jouer à l’idiot.

Dieudonné : Oui, bien sûr ! C’est la vie.

Maclean : Alors, peut-on dire que votre entrée en politique est un prolongement de votre comédie ?

Dieudonné : Regardez, Sarkozy a montré que vous pouvez être idiot et un homme politique alors, pourquoi pas moi ?

Maclean : Toute votre campagne était basée sur l’anti-sionisme.

Dieudonné : Le mouvement sioniste est extrêmement fort, et nous avons besoin de le contester.

Maclean : Vous semblez être un peu obsédé. Mais, qu’est-ce que vous voulez faire passer come message ?

Dieudonné : C’est l’espoir que l’Europe se positionne au-delà de l’axe américano-OTAN. À l’instar de Hugo Chávez, c’est un pas vers la vraie gauche. Il s’agit d’un mouvement contre la colonisation, pour une meilleure répartition des richesses, qui interdit toute sorte de discrimination ethnique.

 Maclean : Les autorités françaises ont tenté de vous interdire. Ainsi, vous avez reçu plus d’attention.

Dieudonné : Oui, la personne qui a dit que je devais être interdit est le bras droit de Sarkozy, Claude Guéant. Il l’a dit sur une station de radio de la communauté juive. Je le nomme désormais mon attaché de presse.

Maclean : C’est comme un autre de vos spectacles.

Dieudonné : Je savais que cela allait se produire.

Maclean : Je comprends pourquoi ils sont en colère contre vous mais, pourquoi essayer de vous interdire ? Je pense que vos idées sont mauvaises et idiotes, mais je défends vos droits à concourir pour une élection.

Dieudonné: Je respecte et n’oblige personne à être d’accord avec moi. Mais, je ne pense pas que mes pensées soient idiotes. Je suis en désaccord avec ce que font les sionistes de France, je pense qu’ils sont très haineux et ont une étroitesse d’esprit. Mais moi, je n’envisagerai jamais de les interdire. Ce serait leur faire une publicité gratuite.

Voir part 1 ICI, et part 2 LA.

Source: Maclean/Canada

INTERVIEW VERITE DE DIEUDONNE (PART. 2)

Maclean's Interview: Dieudonné M’Bala M’Bala

Maclean: Vous avez été accusé d’avoir dit que les Juifs étaient des marchands d’esclaves qui sont devenus des banquiers, et que chaque année la commémoration de la Shoah est une  « pornographie mettant en scène la mémoire. » Dans le même temps, vous dites que vous êtes anti-sioniste, et non pas anti-sémite.
Dieudonné : Je ne me considère pas comme un anti-sémite. Je suis soutenu dans mes aspirations politiques par un grand nombre de Juifs, dont les parents ont été victimes d’abominables atrocités pendant la guerre. Oui, je suis anti-sioniste. Il s’agit d’un projet politique qui est à égalité avec l’apartheid, et elle doit être combattue.
Maclean : Est-ce vrai que vous avez dit que les Juifs étaient des marchands d’esclaves qui sont devenus des banquiers ?
Dieudonné : Je ne traite pas tous les Juifs d’esclaves ou de banquiers. J’étais  face à un groupe de sionistes qui ont pris un de mes spectacles en otage à Lyon, et qui scandaient des slogans tel  » Israël vaincra » ou encore des « mort aux Palestiniens » et ce genre de choses etc. Pire, ils ont blessé une adolescente de  13 ans dans la salle avec du gaz. Pourquoi la Justice n’en fait pas état ? Ces gens se sont définis comme sionistes. Et, puisque je parlais d’esclavage au cours du spectacle, j’ai fait le parallèle avec le sionisme. Or, mes propos ont été traités hors contexte. Mais, si vous regardez bien la traite transatlantique des esclaves, ce qui fut légal pendant 400 ans, vous verrez bien que, entre les achèteurs qui étaient des banquiers, il y avait des gens de toutes sortes de milieux mais, surtout des chrétiens et des juifs. Dire le contraire serait mentir.
Maclean : Vous vous êtes reconcilié et brouillé à plusieurs reprises avec votre ancien ami Elie Semoun, un juif. Qu’est-ce qu’il a pensé de votre rapprochement avec Jean-Marie Le Pen ?
Dieudonné : Il est maintenant dans le business et, faire de  la politique est incompatible.
Maclean : Une chose étrange:  son cousin, Patrick Bruel, vous a esté pour diffamation après que vous l’ayez traité de « menteur et d’être un soldat israélien » sur une émission de la télévision québécoise. Vous allez lui versé les 75.000 $ ?
Dieudonné : C’est pas fini. la Justice suis son cours.
Maclean : Vos propos sur les Juifs ont un grand retentissement mais, il convient de mentionner que vous vous moquez aussi des musulmans.
Dieudonné : Dans mon humour, je m’attaque à toutes les formes d’extrémisme. Les communautés et les frontières qui nous divisent pour moi, un jeu. Je joue ça mais, certains se révoltent. C’est un bon exemple parmi tant d’autres. La communauté musulmane n’a jamais été hostile à mon égard. Je ne sais pas, peut-être ont-ils un meilleur sens de l’humour.
Maclean : Faire des blagues comme par exemple, l’Iran serait moins dangereux que la France…
Dieudonné : Peut-être mais, nous ne sommes pas en Iran.  Nuançons. Nous sommes apparemment dans un pays où l’on peut rire et s’amuser. Le problème est que la France est un pays qui est sous le joug du lobby sioniste, et de ce fait, les réactions à mes paroles ne seraient probablement pas à leur place dans un État religieux.
Maclean : Ceux qui vous entendent dire les choses ainsi comme pensent que vous faites la promotion de la haine.
Dieudonné : Je ne tiens pas à promouvoir la haine.
Maclean : Le Pen a dit des choses horribles par le passé.
Dieudonné : Il a été cité à comparaître, oui. 
Maclean : Comment peut-il être le parrain de votre fille, Plume ?
Dieudonné : Ah, vous parlez de la promotion de mon dernier spectacle, « J’ai fais l’con » où j’ai utilisé une stratégie de promotion qui a été fondée sur la provocation ?
Maclean : C’est le moins qu’on puisse dire. 
Dieudonné : C’était un moyen de promouvoir mon show.
Maclean : Alors, est-il toujours le parrain de votre enfant ?
Dieudonné : Vous ne pouvez demander à un magicien ses mystifications. Qu’est-ce que je peux dire, c’est que c’est une façon de présenter mon spectacle et, dans les 10 premières minutes de ce spectacle d’ailleurs, je raconte cette histoire de Le Pen à qui j’ai demandé d’être le parrain de ma fille. En ce qui concerne le baptême en soit, c’est fantastique. J’ai un profond respect pour le Christ mais, l’Eglise… Maintenant, que penser du symbole et de l’effet de mettre l’eau sur la tête d’un enfant ? La discussion est ouverte.
A suivre !