La guerre de l’eau: Israël c’est le diable.

gazaOn savait déjà que le tracé du “mur” de l’Apartheid israélien avait été déplacé en certains endroits pour suivre la nappe phréatique et toujours au détriment des Palestiniens, pour les priver d’eau…C’est David contre Goliath depuis un demi siècle et ce malaise instaure un dégoût de plus en plus grandissant ! Israël est finalement d’une cruauté inqualifiable. Ceux qui soutiennent cet Etat voyou vous diront encore et toujours que la Bible est un plan cadastral.

le rapport critique d’Amnesty International sur la manière dont Israël contrôle et tente de priver d’eau les Palestiniens, qui plus est dans les territoires occupés,  est terrible mais, les pleureuses pleurnicheurs qui gouvernent Israël lancent déjà des cris d’orfraie pour condamner vigoureusement l’organisation. Eux, ils ne font jamais du mal à personne et son toujours dans leur bon droit soit disant.

« Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui » avait dit Martin Luther King. J’ai même lu dans un site ultra-sioniste aujourd’hui où, il était mentionné ceci : « territoires disputés » au lieu de territoires occupés, c’est dire le degré de cynisme de ces gens, négationnistes de l’histoire des autres sans vergogne. « L’ONU doit être saisie et rendre une résolution. En cas de violation il faudrait pouvoir retenir la notion de crime contre l’humanité. Qui en aura le courage ? Je crois tout bonnement qu’il ne faut plus aider Israel et les laisser assumer les conséquences de leur politique. » disait hier après-midi, un posteur du Monde.fr.

Personne ne se lèvera pour la Palestine et, demain, on nous parlera encore d’un droit à la défense d’Israël en rapport avec l’eau alors que ce pays, accrochez-vous, voit 57% de « son » eau provenir de l’extérieur de ses frontières de 1967, et 25% de ses ressources renouvelables des territoires palestiniens. Sans commentaire. Voilà comment on constate tout bonnement le refus de ces gens au nom de leur bonne volonté, le retour des réfugiés Palestiniens alors qu’émigrent en Israël, chaque jour, des personnes qui font leur alya. Pourquoi les Palestiniens ne peuvent-ils pas rentrer chez eux ? Mystère.

Selon l’essai de Frédéric Lesserre, « Les guerres de l’eau », une inégalité de traitement aussi vient de la part des Israéliens, qui traitent les Palestiniens comme des vaches à lait car c’est eux qui facturent l’eau qu’ils volent pourtant aux pauvres Palestiniens. Ainsi, la facture du prix de l’eau potable et l’eau agricole s’élève entre 1,8 et 2,1 shekels par mètre cube, alors que les colons bénéficient de tarifs particuliers, de 0,3 à 0,5 shekel par mètre cube. Cherchez l’erreur. Et puis, on va nous rabacher les oreilles avec la pseudo-démocratie du Proche-Orient. De qui se moque-t-on ?

Bien entendu, dire ces vérités, protester contre ce vol et cette mise en esclavage et bien plus un génocide puisque les faits sont là pour le prouver, les accusations les plus crasseuses fuseront. Or, il s’agit bien ici, d’une injustice, d’un acte criminel qu’il faut dénoncer. Mais, c’est encore un rapport qui sera mis à la poubelle grâce à la propagande,aux  mensonges et au chantage à l’antisémitisme, seule arme que ces gens détiennent, lorsqu’ils veulent faire taire les autres alors qu’ils sont en faute. Perpétuellement, continuelement.

PARALLAX

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9 Réponses

  1. Israel veut faire crever les Paléstiniens comme l’on fait les les colons Américains venu d’Europe qui ont affamés et chassés les Indiens pour les faire également crevés.Ce pays est un pays de diables.

  2. Le titre du livre dont vous vous inspirez porte comme titre

     » LES GUERRES DE L’EAU  »

    Ce problème concerne beaucoup d’autres pays qu’ISRAEL.
    L’Egypte par exemple construit des barrages sur le NIL, et prive ainsi les pays riverains de ressources hydriques. Des angelots ces Egyptiens?

    Mais dans votre délire anti-israelien, vous n’avez voulu
    retenir qure le cas d’Israel, en diabolisant ce pays.

    « Ce pays est un pays de diables » nous assène l’interlocuteur précédent.

    Il vaut mieux etre un pays de diables qu’un pays de c…s

  3. Jack,

    c’est fou ce sentiment de persécution permanent, vous avez pensez à consulter ?

    Je vous laisse regarder cette carte interactive retraçant les différentes invasions de la Palestine au cours des siècles, ensuite vous m’expliquerez pourquoi pourquoi la Palestine devrait être plus « réservée » au juifs qu’au romains ou encore au Mongols ? Historiquement parlant, les romains ont occupé cette terre bien plus longtemps. Donc on pourrait rendre à Rome ce qui est a Rome? Non ?

    http://www.mapsofwar.com/ind/imperial-history.html

  4. PERSECUTION

    Expliquez moi comment et pourquoi le titre d’un livre
     » LES GUERRES DE L’EAU  » devient subitement
     » LA GUERRE DE L’EAU  »

    Je vous prende en flagrant délit de partis pris anti-israelien en utilisant les arguments d’un livre que vous n’avez visiblement pas lu. Par contre la conclusion tombe comme un couperet:! Ce pays est un diable (Il faut en tenir une bonne couche pour avancer ce genre d’argument)

    Vous etes tellement obnibulé par le conflit Israelo-palestinien que vous en oublier tout le reste.

    Lapidation des femmes dans les pays Arabes pour des motifs futiles
    Attentats meurtriers au Pakistan, en Irak
    Dictateurs et dirigeants corrompus qui pillent les richesses de leurs pays.
    Mais tout cela ne vous interesse pas.

    Quand à la présence juive en Palestine, intile de jouer à l’innocent, elle tient à l’histoire.
    Les Juifs ont été chassés de Palestine, ils y sont retournés…….2000ans après, faudra vous y faire.
    Avec un bon TRANXENE ca ira beaucoup mieux..

    • je vous rapelle en passant que les descendants des juifs qui se trouvaien en Palestine au début de l’ère chrétienne (et qui sont pour beaucoup devenus chrétiens, relisez les actes des apotres et les débats entre saint pierre et saint paul sur la circoncision etc, etc), et qui pplus tard se sont pour beaucoup convertis à l’Islam, ce sont …. les palestiniens. Un paysan ça n’a guère l’habitude de quitter sa terre.
      Quand aux azkhenazes ce sont pour la plupart des gens d’Europe Orientale convertis au cours des siècles au judaïsme.

      Par ailleurs si le fait d’avoir peuplé un pays il y a 2000 ans donnait des droits, pour la france ne revendique pas le sud de l’Allemagne et toute l’europe cantrale (peuplés de celtes à la m^eme époque des hebreux)
      Et pour quoi elle ne chasse pas ses habitants allemands, tchèques ou hongrois, ne scie pas leurs arbres, dynamites leurs maisons, abat à cops de mitrailletes ses enfants qui étendent leur linge sur leur terrasse (et vide leur charcgeur dans leur corp « to confirm the kill) ne volent pas leurs terres les force à partir et leu accorde pas généreusement le drio de créer un sous Etat dans un bantoustan par exemple le Lichtenstein !

  5. Affamer Gaza et s’enrichir

    Un comité militaire israélien décide au jour le jour des calories nécessaires à chaque Palestinien de Gaza. Mais pourquoi les bananes sont-elles permises, et pas les abricots ? Le quotidien Ha’Aretz révèle le rôle du lobby agricole dans cette politique.

    Chaque semaine, une dizaine d’officiers du Matpash (autorité militaire qui gère les Territoires occupés) se réunissent dans l’immeuble blanc des Templiers, dans le quartier de la Kirya de Tel-Aviv, au cœur du complexe du ministère de la Défense. Là, ce petit état-major décide quelles denrées alimentaires arriveront sur les tables du million et demi d’habitants de la bande de Gaza. Parmi les participants, on trouve le colonel Moshe Levy, chef du bureau de coordination et de liaison (BCL) pour Gaza, le colonel Alex Rosenzweig, chef de la division civile du Matpash, et le colonel Doron Segal, chef de sa division économique. Ce sont ces officiers qui décident, par exemple, que les kakis, les bananes et les pommes sont des biens de subsistance vitaux et que leur vente à la bande de Gaza est autorisée, tandis que les abricots, les prunes, les raisins et les avocats sont des produits de luxe. L’année dernière, c’est cette commission spéciale qui s’était rendue responsable de l’interdiction aberrante de vendre à la bande de Gaza de la viande en boîte, de la purée de tomate, des vêtements, des chaussures et des cahiers.

    Cette politique ne répond à aucune ligne fixe, explique un officier du Matpash sous couvert d’anonymat. Ainsi, il y a deux mois, la Coordination a autorisé la livraison de citrouilles et de carottes, levant une interdiction en vigueur depuis plusieurs mois. L’entrée de friandises comme les cerises, les kiwis, les amandes vertes, les grenades, le chocolat et le halva reste en revanche rigoureusement interdite. C’est au plus haut niveau que sont tranchées ces questions. Concrètement, c’est le général Amos Gilad en personne qui décide, au jour le jour, quels fruits, quels légumes et quels produits seront livrés aux Palestiniens. Lors d’une réunion récente du Matpash, le colonel Oded Iterman résumait cette politique en ces termes : “Nous ne voulons pas que les ravisseurs de Gilad Shalit puissent croquer des Bamba [snack israélien] sous son nez.”

    Début 2008, quelques mois après la décision prise en septembre 2007 par le gouvernement israélien de prendre des sanctions contre Gaza [suite à la prise de contrôle par le Hamas, en juin 2007], un document officieux intitulé “Kavim Adumim” [Lignes rouges] était élaboré par le Matpash. Ces “lignes rouges” théoriquement fondées sur des évaluations de l’ONU fixent, au gramme près et à la calorie près, les besoins élémentaires des habitants de la bande de Gaza. Selon ce document, “pour garantir le minimum vital, le ministère de la Défense autorise l’entrée dans la bande de Gaza de 106 camions d’aide humanitaire par jour, dont 77 doivent transporter des produits alimentaires de base. L’entrée de blé et de nourriture pour animaux est également autorisée par le point de passage de Karni.”

    S’ensuivent quatre pages de détails sur le nombre de grammes et de calories de chaque type d’aliment dont la consommation est autorisée aux Palestiniens, selon leur sexe et leur âge. Ensuite, on trouve la recommandation suivante : “Il est nécessaire de travailler avec la communauté internationale et avec le ministère de la Santé palestinien pour fournir des compléments nutritionnels (peu de farines sont enrichies à Gaza) et former ses habitants à une alimentation responsable.” Et, imprimée en grandes lettres au bas du document, ­l’injonction suivante : “La stabilité de cet effort humanitaire est primordiale pour éviter la sous-alimentation.”

    Dans les faits, le nombre de camions autorisés à entrer dans la bande de Gaza n’excède que de très peu le minimum vital absolu décrété par Tsahal. Des données compilées par l’UNRWA, il ressort que, si le nombre minimal de camions autorisés à transiter quotidiennement est de 106, ce ne sont que 117 camions qui ont franchi le point de passage de Kerem Shalom en mai 2009 et 113 en avril 2009. A la veille de l’opération [israélienne contre Gaza] “Plomb durci”, en décembre 2008, ce nombre était tombé à 37.

    Sur le terrain, la distribution de nourriture est-elle équitable ? Rien n’est moins sûr, reconnaît un officier du Matpash. Cela rend du coup sujette à caution l’affirmation du ministre de la Défense Ehoud Barak et du coordinateur Amos Gilad selon laquelle il n’y aurait pas de pénurie alimentaire à Gaza. Les responsables du Matpash, à commencer par le général Gilad, rencontrent régulièrement les responsables des agences internationales pour écouter leurs doléances. Amos Gilad et ses subordonnés auraient recours à une triple formule pour résumer leur philosophie : “Ni prospérité, ni développement, ni crise humanitaire.” Ce qu’un officier israélien contacté par Ha’Aretz tente d’atténuer en soulignant que Gaza ne subit pas un siège, mais est simplement soumise à des restrictions sur l’entrée de “produits de luxe”. L’ennui, c’est que la définition de ce “luxe” varie d’une semaine à l’autre et parfois d’un jour à l’autre. Ces variations sont parfois la conséquence de pressions internationales. Ainsi, à la suite de la visite du sénateur américain John Kerry, en février 2009, le Conseil des ministres israélien du 20 mars a enfin autorisé l’entrée de camions chargés de pâtes.

    Depuis la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas, la coordination directe avec le Matpash a été rompue. Ce sont désormais des fonctionnaires de l’Autorité palestinienne [dominée par le Fatah] installés en Cisjordanie qui sont chargés d’assurer une coordination indirecte avec l’armée israélienne pour les fournitures à destination de Gaza via les points de passage et les terminaux. Il s’agit essentiellement de Hussein El-Cheikh ainsi que de Nasser Sarraj (qui habitent à Ramallah), Nazmi Mhanna (domicilié à Jéricho), et Raëd Fattouh (le seul à résider encore à Gaza).

    En dépit de la coordination mise en place, en théorie, par Tsahal, aucune liste stable de produits autorisés ou interdits n’a jamais été fournie à la partie palestinienne depuis le début du siège imposé à Gaza. Pour le Bureau de coordination et de liaison (BCL) pour Gaza, une telle liste n’a pas lieu d’être, vu que “les Palestiniens savent ce qu’ils peuvent faire entrer”. Cette situation ne fait pas vraiment l’affaire des Palestiniens. Lors d’une réunion de coordination organisée au ministère de l’Agriculture à Tel-Aviv en mars dernier, Raëd Fattouh a demandé au colonel Moshe Levy, responsable du BCL pour Gaza, de lui fournir un document écrit et officiel détaillant quels produits l’armée israélienne autorisait. D’après Fattouh, le colonel Levy se serait mis en colère, lui conseillant de s’abstenir de ce genre de demandes à l’avenir et de se contenter des informations données par téléphone au jour le jour. De nos entretiens avec les agriculteurs israéliens et de la consultation de notes internes, il s’avère qu’Israël utilise le marché gazaoui pour maintenir autant que possible le niveau de prix des fruits et légumes sur le marché israélien. Uri Madar, bombardé “directeur de coordination et de liaison pour les affaires agricoles avec la bande de Gaza”, représente le ministère de l’Agriculture au sein du Matpash. Théoriquement, “Madar n’a rien à voir avec les décisions du Matpash”. Pourtant, lors d’une réunion qui s’est tenue le 6 avril au cabinet du vice-ministre [travailliste] de la Défense Matan Vilnaï, Uri Madar est explicitement cité comme “celui qui fixe l’agenda agricole des sanctions”. Madar travaille dans les locaux du BCL pour Gaza, installés à côté du barrage d’Erez [frontière nord].

    Un autre lobbyiste influent est Avshalom Herzog, un membre du moshav Almagor [en Galilée], producteur de fruits et propriétaire d’une grosse usine d’emballage. Il affirme avoir des connexions avec 80 % des usines d’emballage israéliennes qui acheminent des biens vers Gaza, entre autres grâce à son partenariat avec Khaled Othman, le plus important grossiste de ce territoire palestinien. Herzog est un agriculteur ­énergique qui interpelle souvent les décideurs comme Matan Vilnaï, Shalom Simhon, ministre [travailliste] de l’Agriculture , ainsi que les responsables du Matpash, pour discuter des transferts de produits agricoles vers Gaza.

    Les comptes rendus des débats indiquent à quel point certains responsables de l’armée israélienne sont dévoués au bien-être des agriculteurs. Ainsi, lors d’une discussion au cabinet de Matan Vilnaï en avril dernier, il a été tout à coup et très explicitement décidé de donner la priorité aux melons et aux fruits sur les autres denrées “afin d’enrayer un effondrement des prix sur le marché israélien”. Dans un autre document, aussi daté d’avril et diffusé par l’attaché de presse du ministère de la Défense, on peut lire : “La politique d’Israël aux terminaux [postes-frontières avec la bande de Gaza] est régulièrement révisée en fonction d’un certain nombre de considérations… Mais, en somme, ce sont les considérations économiques qui priment, à commencer par les intérêts du secteur agricole israélien.”

    “Ni prospérité, ni développement, ni crise humanitaire”

    Meïr Yifrah, secrétaire de l’Organisation des producteurs de légumes, tente lui aussi de peser sur les décisions du Matpash, non sans succès. “Il y a un mois [en mai 2009], j’ai envoyé un SMS à Shalom [Simhon, le ministre de l’Agriculture] : ‘La situation du marché est très tendue et les producteurs ont besoin d’envoyer leurs surplus à Gaza. Vois ce que tu peux faire avec le ministère de la Défense.’ Pour moi, il était absurde de considérer la citrouille comme un produit de luxe et je suis arrivé à mes fins. En 2008, les producteurs d’oignons avaient d’énormes stocks d’invendus. Nous avions également fait pression sur le ministère de l’Agriculture, lequel avait obtenu de l’armée une augmentation des quotas d’oignons autorisés à la vente à Gaza.” Au ministère de l’Agriculture, on se défend en expliquant prendre également en compte les Palestiniens. “Lorsqu’on discute de quelle sorte de produits autoriser à Gaza, le ministère tient compte des besoins des Palestiniens et de la capacité des producteurs israéliens à les satisfaire, mais aussi de l’intérêt du consommateur israélien et de la nécessité de maintenir des prix raisonnables sur le marché israélien. Pour Shalom Simhon, l’agriculture est un pont vers la paix. C’est pourquoi il a toujours veillé à maintenir le commerce agricole, ainsi que la coopération en matière de contrôles sanitaires et vétérinaires, même dans les pires situations sécuritaires.”

    Censées définir le minimum vital nécessaire, les “lignes rouges” tracées par le Matpash estiment à 300 le nombre de veaux nécessaires par semaine pour nourrir les Palestiniens. Avant que le point de passage de Karni ne soit fermé, ce nombre était de 500. Six mois ont passé depuis l’opération “Plomb durci” et Israël n’autorise plus l’entrée à Gaza du moindre veau sur pied, mais seulement de viande bovine et de poisson congelé. Et, lorsque les Palestiniens étaient encore autorisés à importer des veaux, cette autorisation ne concernait que les veaux d’Israël et de nulle part ailleurs. Depuis l’imposition du blocus en février 2008, l’une des principales victimes de cet embargo sur la viande bovine est un Israélien, Eyal Erlich (ainsi que son partenaire gazaoui Hosni Afana). Jusqu’alors, Eyal Erlich vendait chaque année à la bande de Gaza 50 000 veaux importés d’Australie. Voyant dans cette décision militaire la preuve que le blocus israélien est soumis aux desiderata du ministre de l’Agriculture Shalom Simhon et du lobby agricole israélien, Erlich a introduit une requête devant la Cour suprême, en vain. Est-il possible de faire entrer des denrées dans la bande de Gaza et d’assouplir le blocus ? Oui, mais à condition de pouvoir y mettre le prix. Des grossistes palestiniens expliquent s’être vus proposer par des intermédiaires israéliens des marchandises contre le paiement d’une somme allant de 40 000 à 100 000 shekels [de 7 500 à 18 000 euros] par camion. Certains affirment même que ces trafiquants israéliens utilisent des permis spéciaux qu’ils obtiennent de fonctionnaires d’agences humanitaires internationales comme le PAM [programme alimentaire mondial] et l’UNRWA , ce que ces deux organismes démentent. Depuis l’imposition de sanctions drastiques, le point de passage de Karni, par lequel transitaient quelque 600 camions par jour, est fermé.

    Aujourd’hui, la plupart des biens arrivent à Gaza via le passage de Kerem Shalom, tandis que tout ce qui fonctionne encore à Karni, c’est un convoyeur à courroie qui fait passer le blé, le grain et la nourriture animale du côté palestinien de la clôture. Celui qui a tiré le meilleur parti de cette nouvelle donne est sans doute Nissim Djian, ancien agent du Shabak [renseignements généraux] et responsable jusqu’en 2002 du “département des passages” au sein de ce service de renseignements. Depuis qu’il a quitté le Shabak, il y a sept ans, Djian s’est bâti un petit empire en développant une société travaillant dans les secteurs de la logistique, du transport et de la transaction immobilière.

    Nissim Djian habite une villa cossue sur la plage d’Ashkelon [ville située 10 km au nord de la bande de Gaza]. “Tous ceux qui comptent dans l’Autorité palestinienne et en Israël savent qui je suis”, plastronne-t-il. De fait, de sources tant palestiniennes qu’israéliennes, Djian serait très proche de Nasser Sarraj, l’un des coordinateurs palestiniens pour les points de passage entre Israël et la bande de Gaza. Par l’intermédiaire d’un partenaire palestinien, Menem Shehabieh, Nissim Djian emploie pas moins de 50 personnes du côté ouest du point de passage [côté gazaoui]. Les profits accumulés par Djian en font, de l’aveu même d’un responsable israélien, “l’une des personnalités les plus incontournables de Kerem Shalom”. A tel point que de nombreux commerçants palestiniens le prennent pour le véritable patron de ce point de passage. Lorsqu’on lui demande si le fait de travailler pour l’Autorité palestinienne ne lui a jamais valu de problèmes en Israël, il affirme que non. De même, il ne croit pas que la crainte qu’il inspire de toute évidence à ses partenaires tant palestiniens qu’israéliens s’explique par les rapports qu’il a gardés avec le Shabak. Toujours est-il que l’unité financière de la police israélienne s’intéresse de plus en plus à son cas.

    Matpash : Acronyme hébreu de “bureau de coordination des activités gouvernementales en Judée-Samarie et pour le district de Gaza”, le Matpash est, en droit international, le gouvernement militaire instauré par Israël dans les Territoires occupés (Cisjordanie et Gaza) depuis 1967. Mais, l’Etat hébreu ne se reconnaissant pas comme puissance occupante en Cisjordanie, préfère le terme de “bureau de coordination des activités gouvernementales” à celui de “gouvernement militaire”. Cette unité de l’armée israélienne a en charge l’économie et la sécurité sur les territoires non contrôlés par l’Autorité palestinienne (AP). Elle chapeaute également les activités de l’administration civile (compétente en matière de police, d’état-civil, etc. dans ces zones). Enfin, le Matpash est compétent pour les relations avec l’Autorité palestinienne, les agences internationales et les services publics israéliens en matière humanitaire.

  6. Une immoralité crasse.

    http://allainjules.wordpress.com/

  7. euh ou est le rapport avec le cameroun?

  8. Pour info, vu que toi non plus Jack tu n’as pas lu ce livre d’après ce que je vois dans tes commentaires, que sur les 22 conflits armés sur Terre conduisant à des pertes humaines, 18 d’entre eux ont été mené par Israël contre des pays voisins, (veut tu aussi que je te rappel que pendant la guerre de 6 jours qui opposé à la base que Israël et l’Egypte, Israël en a aussi profiter pour prendre au Liban les sources du Golan qui fournis maintenant 20% de l’eau potable à Israël, c’est une source stratégique pour eux) de plus pour ta culture général l’Egypte ne prive aucun voisin de l’eau du Nil puisque pour information l’Egypte est le dernier pays en aval à profiter de l’eau du Nil, après l’Egypte l’eau du Nil va dans la mer méditerranée.

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