Allain Jules

Le Cameroun est connu pour ses beaux paysages, luxuriants ici, désertiques là, ses chutes d’eau et sa faune spectaculaire, son climat varié et diversifié mais aussi pour ses faymen. Ce sont ces golden-boy ne vivant que d’escroqueries, de rapines ou de concessions, et se la coulant douce avec l’argent d’autrui, récolté grâce à ces prévarications à travers le monde entier. Hélas, au pays des Lions indomptables, ces bandits de grands chemins sont adulés et célébrés. C’est un paradoxe. Partisans du moindre effort, tolérés, ils sont à l’origine de la déliquescence des vrais valeurs. Les études, gagner sa vie à la sueur de son front, importent peu. Aujourd’hui au Cameroun, mieux vaut avoir dans sa famille un fayman, qui apportera à manger, qu’un diplômé au chômage, le fléau endémique. Les familles camerounaises, sans exclusive,  rêvent chacune de son fayman, et compte les secondes comme des dominos de sucre s’effondrant inéluctablement vers ce morceau de paradis. Paradis ? Le…

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