Sale temps pour les criminels israéliens: Moshé Ya’alon n’ira pas à Londres.

Le vice-Premier ministre israélien, Moshé Ya’alon a récemment annulé un voyage prévu en Grande-Bretagne, de peur d’être arrêté.

Ya’alon a été invité à Londres pour assister à un dîner de bienfaisance pour les bénéfices de Home Benji, un foyer qui regroupe les soldats sans famille en Israël. Ce projet, initié  par les parents du général de division Benji Hillman mort lors de la seconde guerre du Liban.

La branche britannique du foyer, fonds national juif, qui aide donc pour la réinsertion. de ces soldats. Amasser des fonds pour ce projet est donc le but et, le vice-premier ministre a dit qu’il le ferait ce voyage,  si le service juridique du ministère des Affaires étrangère l’y autorise après tractations avec l’Angleterre.

En tant que chef d’état major des Forces de défense israéliennes entre 2002 et 2005, Ya’alon fait partir des dirigeants actuels et anciens hauts responsables tant militaires que politiques que les groupes pro-palestiniens cherchent à ester en justice, notamment pour  l’assassinat d’un haut responsable du Hamas, Salah Shehadeh en Juillet 2002, considéré comme terroriste. Cette ‘attaque avait  également fait 14 victimes civiles.

Lorsque Ya’alon a consulté l’équipe juridique du ministère des Affaires étrangères, ils l’ont averti de la probabilité selon laquelle, les groupes pro-palestinien peuvaient demander à un tribunal britannique d’ordonner son arrestation, s’il se rendait en Grande-Bretagne. Elle (l’équipe) lui a également émis l’opinion qu’en dépit de son statut de ministre, il ne jouirait pas de l’immunité diplomatique, et par conséquent, le tribunal pourrait adhérer à la demande des groupes.

En conséquence et avec regret, le vice-premier ministre, Mashé Ya’alon, a informé ses hôtes qu’il ne serait pas en mesure d’assister au dîner.

La semaine dernière, lors de la visite du ministre de la Défense Ehud Barak,  à Londres, les groupes pro-palestiniens ont demandé son arrestation pour crimes de guerre durant l’opération « plomb durci » dans la bande de Gaza. Toutefois, le tribunal a finalement décidé de ne pas l’entendre  immédiatement, ce qui lui a permis à de quitter Londres en paix.

En 2004, des groupes pro-palestiniens avaient demandé l’arrestation du ministre de la Défense de l’époque, Shaul Mofaz, lors d’une de ses visites londoniennes. Un juge avait statué finalement qu’il  jouissait de l’immunité diplomatique et ne pouvait donc pas être arrêté.

L’incident de la semaine dernière avec Barak, a contraint Le Foreign Office (ministère des Affaires Etrangères) de demander à la Cour de Justice, de maintenir ce précédent. Mais, depuis, l’audience a été reportée…

Ya’alon a déclaré à Haaretz que, compte tenu de l’avis juridique qu’il a reçu, il s’est abstenu de visiter l’Angleterre ces dernières années afin de ne pas faire le jeu des groupes qui  fomente ce qu’il a appelé une « propagande anti-israélienne »:

« C’est une campagne dont le but est de délégitimer l’Etat – d’abord, via les combinaisons qui ont déjà été déposées contre des officiers supérieurs avec l’incident Salah Shehadeh, puis, dans l’action judiciaire visant à utiliser le rapport Goldstone pour nuire à ceux qui sont impliqués dans l’opération de Gaza ».

Traduction de l’anglais en français : Parallax pour Kamerun Scoop.

Source : Haaretz