MANIS FRIEDMAN, LE RABBIN DES BOIS.

 

 

Manis Friedman

Manis Friedman

La réponse de ce Rabbin des bois est terrible par rapport à la question posée. Mais chut, il a raison.

« Comment un juif doit se comporter avec ses voisins arabes ? »

Question d’un lecteur dans la revue bimensuel : « Moment », du Minnesota (USA), sous le titre : « Consultez les rabbins » le Rabbin des bois Manis Friedman répond :

« Je ne crois pas à la morale des occidentaux qui interdit de tuer des civils ou des enfants, de détruire des lieux saints, de faire trêve les jours sacrés, de bombarder des cimetières, de ne réagir que dans le cadre d’une légitime défense », a-t-il martelé.

Avant d’ajouter :

« Tuez : les hommes, les femmes, les enfants. Détruisez : leurs lieux saints », a-t-il insisté.

C’est qui ce con ? Un saint. De l’autre côté (ennemi), je n’ai jamais vu ce genre de déclaration même chez les islamites les plus radicaux. J’ai lu et entendu dire que le Rabbin antisioniste, donc pour la paix qui s’est associé avec la liste Dieudonné était un extrémiste et partisan d’une secte. Du racisme et un appel au meurtre en chantant. Mais où sont donc les défenseurs antiracistes ?

PARALLAX

EUROPEENNES: BIEN FAIT POUR LE PS !

Parti antisioniste. Ouïlle, le choc ! Incroyable mais vrai. Trucage ? La liste antisioniste serait à 1,3% des suffrages. Même pas de remboursement des frais de campagne ? C’est à croire que les gens aiment être des esclaves. Hélas que je sois loin de Paris, j’allais probablement participer à cette campagne. C’est dommage cette servilité que certains acceptent sans rien faire contre le système…

Parti socialiste. La quenelle, le direct du droit, un uppercut sensationnel. Le système PS est KO. Les limites de la diabolisation aussi. Dire, redire, rabâcher, désinformer est visiblement un art mal maîtrisé par les disciples de Goebbels qui, lui, doit se retourner de fureur dans sa tombe. Amateurisme, improvisation, tels sont les maîtres mots qui accompagnent finalement le PS, en tête de la diabolisation anti-Dieudonné.

Europe écologie. Une percée incroyable avec un leader charismatique en la personne de Dany le Rouge le vert.

Modem. Cool. Celui qui avait mis KO les programmes scolaires en éliminant le livre d’Aimé Césaire, doit probablement rechercher sa reconversion en aboyeur du dimanche dans les Eglises.

PARALLAX

TSUNAMI ELECTORAL ?

la liste antisioniste sera-t-elle en mesure de réaliser un exploit demain ? Tout est possible. Au vu des seuls sondages où on ose mettre son nom à l’épreuve des suffrages, elle fait un carton. C’est un indicateur vachement interessant. Ce n’est pas vraiment représentatif de quelque chose mais, ça peut présager d’un tsunami.  Je vous laisse seuls juges.

antisioPour quel parti allez-vous voter aux européennes de 2009 ?(AgoraVox)

Lutte Ouvrière 13 0.6%
Nouveau Parti Anticapitaliste 135 6.6%
Parti Communiste / Front de Gauche 228 11.2%
Parti Socialiste 140 6.9%
Les Verts – Europe Ecologie 293 14.4%
Écologiste Indépendante 40 2.0%
MoDem 236 11.6%
UMP – Nouveau Centre 96 4.7%
MPF et CPNT 20 1.0%
Les antisionistes 335 16.5%
Debout la République 88 4.3%
Front National 69 3.4%
Autres listes 47 2.3%
Vote nul ou blanc 69 3.4%
Abstention 226 11.1%
2035 votes

L’UAM93 (Union des associations musulmanes du93) a réalisé ce sondage auprès de 582 personnes du 24 mai au 6 juin, c’est à dire aujourd’hui jusqu’à 10h18.

Voici le résultat du sondage sur les élections européennes, posté sur notre site le dimanche 24 mai. Les élections européennes de 2009 se déroulent le dimanche 7 juin 2009. Elles ont pour but d’élire les 72 députés français du nouveau Parlement européen qui se réunira en juillet 2009.

Liste Antisioniste  Dieudonné      278    47%

Front de Gauche    P. Le Hyaric    107    18%

NPA                      Omar Slouati    50       8,6%

UMP                       M. Barnier        29      5%

 Verts/Ecolo          Cohn-Bendit     26      4,5%

 Modem                  M. de Sarnez    22       3,8%

 Abstention                                      21      3,6%

 PS                          Harlem Désir     20      3,4%

 Vote blanc                                        19      3,3%

 FN                          J-M Dubois          5        0,9%

 Autres listes                                      4         0,7%

 Debout la Rép.       J-P Enjalbert       1         0,2%

 PARALLAX

LA TENTATION DE LA CENSURE.

Elections européennes : la liste « anti-sioniste » de Dieudonné et d’Alain Soral.
***
 
Censurer Dieudonné, Soral, Marc Edouard Nabe, une exposition sur Jean-Edern Hallier et j’en passe…
 
 C’est censurer le talent, la culture, le courage et l’intelligence. Et c’est inacceptable !
 
 On ne censure pas un artiste, un auteur ou un intellectuel ! Jamais ! Fallait-il le rappeler ?!
 
***
Quant à cette liste « anti-sionisme » de Dieudonné* constituée à l’occasion des élections européennes, il semblerait qu’une partie de la société française se soit enfin décidée à rendre la monnaie de leur pièce à ceux qui n’ont pas cessé d’exiger de l’Etat français un soutien inconditionnel à un Etat israélien cruel et injuste face à un Peuple palestinien désarmé, allant jusqu’à tenter de priver un artiste de son Art au prétexte qu’il aurait dépassé les limites de l’acceptable dans un sketch (FR3 – Fogiel) qui dénonçait cette même tentative de hold-up de la liberté d’expression et de création sur tout ce qui, de près ou de loin, concerne l’Etat d’Israël et sa politique à l’endroit des Palestiniens et des pays qui l’entourent.
 * Même si l’on peut craindre les répercutions de cet effet boomerang, quoi que l’on puisse penser de Dieudonné et de sa liste électorale, est-il besoin de rappeler que rien, a priori, ne destinait cet artiste à un tel positionnement « idéologique » : celui de l’anti-sionisme ; aussi, ceux qui, honnêtes et lucides, n’ont pas la fâcheuse habitude de prendre les effets pour des causes pourront toujours s’interroger sur les raisons qui ont pu conduire Dieudonné là où il se trouve aujourd’hui.
Et le chantage* à l’antisémitisme pratiqué par ces mêmes individus apporte, une fois encore, la preuve que nous avons bien affaire à des individus sans gêne, sans scrupules, malfaisants et d’une mauvaise foi d’une rare violence. 
*Racket intellectuel et moral ; et d’aucuns s’empresseront d’ajouter : individus le plus souvent regroupés sous la bannière du CRIF ; sans oublier son bras armé que sont le Bétar et la Ligue de défense juive, entre autres groupuscules de voyous ; un CRIF qui, soit dit en passant, ne représente que lui-même, sinon… l’état d’Israël en France.
Aussi, il serait irresponsable de laisser des gens qui n’ont eu qu’un seul don depuis plus d’un demi siècle, à savoir : organiser le malheur pour les autres et pour eux-mêmes (individus auxquels on ne saurait confier la gestion d’une halte garderie sans frémir) ; ceux-là mêmes qui ont conduit la société israélienne à un gâchis et à un désastre humain, politique et économique sans précédent dans le monde occidental* depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
*Si toutefois l’on doit considérer que l’Etat israélien appartient encore au monde occidental ; alors que l’on serait bien tentés de penser que cet Etat appartient désormais à une région qui n’a de cesse de cultiver une incapacité au pardon et à la compassion envers quiconque ne possède pas les mêmes attributs religieux, ethnique ou politique.
Assurément ! Ce serait pure folie que d’autoriser ces mêmes individus à continuer d’orienter la politique intérieure et extérieure de la France et de l’Europe ; et si la liste de Dieudonné peut contribuer à mettre sur la touche tous ceux qui vouent une allégeance communautaire servile, sans retenue et déshonorante à la politique de l’état d’Israël – allégeance quasi fanatique des plus dommageable pour les intérêts de la France et de l’Europe -, so much the better !
 Dernier exemple en date : Durban II et le retrait de l’Europe qui nous laisse seuls face au reste du monde ; et pour quelle politique – celle du « bunker » à l’israélienne ? Et pour quel résultat – l’isolement, le dépérissement et l’atrophie ?
 Cela ne doit pas être, et cela ne sera pas !
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P.S
 
Sioniste ? Vous avez dit sioniste ? Mais… sioniste de quel sionisme ?
 
Le sionisme qui condamne le Peuple israélien qui tente de vivre dans les frontières reconnues par la communauté internationale, à ne jamais connaître la paix ?
 
Le sionisme, idéologie millénariste qui promet La sécurité à tout un Peuple au terme d’un « Grand soir » toujours remis à demain, repoussant chaque jour son avènement à une date aussi ultérieure qu’indéfinie quand enfin, nous assure-t-on, tous les ennemis du Peuple juif auront été vaincus ; alors que dans sa pratique et dans son exercice, cette idéologie ne cesse de nourrir en haine et en ressentiment féroces ces mêmes ennemis ?
 
Ou bien, le sionisme qui condamne ses voisins à l’humiliation entre deux massacres de quelques milliers d’entre eux ?
 
Et puis encore, le sionisme qui, en Europe et plus particulièrement en France, pratique le chantage à l’anti-sémitisme sous le haut commandement du CRIF ?
 
***
 
Le sionisme est devenu un mot « imprononçable » quand on a un minimum de conscience et morale et politique.
 
Aussi, à l’avenir… et à défaut de pouvoir encore se dire sionistes, on sera tout juste capables de se déclarer favorables à l’idée d’un Etat juif pour les juifs seuls, tel qu’il existe aujourd’hui et tel qu’il est reconnu par la communauté internationale, mais certainement pas… tel que cet Etat use et abuse du monopole de la violence et de la manipulation à des fins d’expansion territoriale, de contrôle et d’humiliation du Peuple palestinien. 
 
Source: Texte de Serge Uleski dans AgoraVox

CES CONS QUI NOUS GOUVERNENT.

On a appris ce soir que le maire PS du XIVe arrondissement, Pascal Cherki, vient de demander à la salle Entrepôt l’interdiction de la projection du film  de Béatrice Pignède et Francesco Condemi intitulé  » Sans forme de politesse, regard sur la mouvance Dieudonné « . La projection devait se dérouler mercredi et l’édile juge « inadmissible que l’Entrepôt, qui bénéficie des subventions de la Ville, serve de tribune à des personnalités condamnées pour antisémitisme et compagnons de route du négationniste Robert Faurisson ».

Et le porte-parole du Gouvernement, Luc Chatel, sous injonction des sionistes de la Licra a annoncé lui aussi qu’il y a désormais une enquête en cours pour déterminer le pourquoi du comment Carlos, emprisonné à la maison d’arrêt de Poissy, a passé un coup de fil à….Dieudonné.

En réalité, chaque prisonnier a le droit de passer des coups de fils. Puis, il se peut ensuite qu’il y ait une liste dédiée par prisonnier. Mais, en vérité, derrière cette esbroufe, Carlos n’a pas appelé Dieudonné mais Ginette Hess-Skandrani. Qu’ils sont cons ces gens !

Chaque jour davantage, ces gens prouvent bien les dires de Dieudonné. Aussi bizarre que ça puisse paraître donc, ils lui donnent raison sans réellement le sentir. Comment en serait-il autrement ? Encore une fois, ce sont des cons et aveuglés par la haine qu’ils semblent attribuer à d’autres. Mais, à voir leurs attaques et cet acharnement ridicule, on sait de quel côté vient la haine.

Sionistes, racistes, assassins !

PARALLAX.

Christophe Barbier et la Licra en choeur !

 

 

 

DIEUDONNE

DIEUDONNE

Je n’ai jamais vu ceux qui pratiquent autant la haine dans ses éditos que Christophe Barbier et la Licra aux indignations sélectives osés demander et dire que leurs adversaires passent leur temps à pratiquer ce qu’ils font le mieux. Ceci confirme bel et bien que cette liste dépasse les 10% vu la panique à bord. Se retrouver à ne pas condamner des nervis à la solde du NPA c’est vraiment fort.

 

Toute honte bue, avec la haine qui les caractérise, ils passent outre l’agression dont a été victime la liste anti-sioniste, en l’accusant de tous les maux du monde. Voilà comment naît une nouvelle conception de la démocratie, de la liberté d’expression. « Il faut » disent-ils, en tant que garant de la morale. Pourtant, on ne les a pas entendu pendant le génocide de Gaza. On ne les a pas entendu quand le chef de la tolérance et de l’antiracisme l’ultra-raciste Lieberman foulait l’Hexagone.

Barbier s’appuie sur le coup de fil de Carlos mettant en parallèle ceux qui sont condamnés pour offense au chef de l’Etat pour demander simplement qu’il n’y ait pas de bulletin de la liste anti-sioniste dans les bureaus de vote. Il accuse aussi les antisionistes d’accointances avec Ahhmadinejad. Au nom de quoi ? de sa vision sociétale ? Mais, pour qui se prend-il ? Pourquoi ne commence-t-il pas à demander qu’il n’y ait plus d’ambassade d’Iran en France ? Ces gens sont devenus fous, ils ont peur.

La Licra dans un communiqué ahurrisant, surtout guidé par la haine, déclare: « L’autoproclamé humoriste continue impunément à répandre sur Internet, une prose et des vidéos antijuives (Daily motion) dignes des pires instants des années 30 et 40 au prétexte d’antisionisme ». La Licra demande que des poursuites soient engagées contre Dieudonné. J’aimzerai bien voir ces vidéos. Ces tristes sires n’ont même plus honte de mentir. Une indécence qui prouve justement le degré zéro de leur supposée tolérance.

Cette prose morbide, accusatrice, mensongère et mortifère seule, montre la haine et le manque de perspective de ces gens qui vivent grâce à l’argent du contribuable. Mais, à quoi sert la Licra ?

PARALLAX

EDITO CHRISTOPHE BARBIER

COMMUNIQUE DE LA LICRA

EUROPE-ISRAËL: association de racistes.

Texte de Monsieur Pierre Stambul (Membre du Bureau Nationale de l’Union Française Juive pour la Paix)
 
Etat juif ou société de tous ses citoyens ?

Etat juif et démocratique ou Etat raciste ?
 
En 1988 à Alger, l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine) a fait une concession énorme : reconnaître l’Etat d’Israël sur ses frontières internationalement reconnues (celles de l’armistice de 1949) et limiter le futur Etat à 22% de la Palestine historique, c’est-à-dire  à La Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem Est. Cette reconnaissance qui suivait le déclenchement de la première Intifada allait aboutir à la signature des accords d’Oslo.

Il n’est sans doute pas inutile aujourd’hui de se poser deux questions :

1) La direction palestinienne a-t-elle commis une erreur avec cette reconnaissance ?

2) Pourquoi ce processus et les accords d’Oslo ont-ils (définitivement) échoué ?

Une concession énorme

C’est Arafat qui a poussé au compromis d’Alger et qui l’a obtenu malgré de nombreuses oppositions. Quelle était l’idée de la direction Palestinienne ? Après 40 ans d’exil et alors qu’on en était à trois générations de réfugiés, le peuple palestinien était en danger de disparition. Il fallait rebondir et proposer une initiative politique.

Sur le fond, il n’y a pas de différence entre le nettoyage ethnique de 1948 (800000 Palestiniens expulsés de leur pays au moment de la Naqba, la catastrophe) et la conquête suivie de la colonisation de 1967. Dans les deux cas, il y a eu violation flagrante de tous les droits fondamentaux accompagnée de crimes de guerre. La présence des Israéliens à Jaffa n’est pas plus « légitime » que leur présence à Hébron.

La très grande différence (dont la direction palestinienne a tenu compte) repose sur la façon dont l’ONU interprète le droit international. L’ONU a reconnu Israël, toutes grandes puissances confondues. Elle a amnistié les 700 villages rasés et détruits pendant la guerre de 1948, le plan Dalet (plan prémédité qui organisait l’exode palestinien), la confiscation des terres dès 1949, l’interdiction de tout retour faite aux réfugiés ou à leurs descendants. L’ONU a accepté qu’Israël se proclame Etat juif. Par contre l’ONU n’a jamais reconnu les annexions de 1967 et a même voté plusieurs résolutions demandant un retrait israélien.

Les dirigeants israéliens avaient une occasion fantastique de s’insérer de façon définitive et pacifique au Proche-Orient et « légaliser » la violence et la négation de « l’autre » sur lesquelles leur Etat s’était constitué. Ils y ont songé au moment, avec les accords d’Oslo.

Le sionisme est une idéologie multiforme. Depuis 1967, c’est sa nature coloniale qui est devenue prépondérante. Laïques ou religieux, les colons ont obtenu un consensus dans la société israélienne : « finir la guerre de 48 », marginaliser ou expulser les Palestiniens, réaliser le « grand Israël » dans un pays qui n’a jamais fixé ses frontières.

Les négociateurs palestiniens ont été naïfs à Oslo. Ils ont reconnu Israël, mais n’ont obtenu qu’une reconnaissance de l’OLP. Israël n’a reconnu ni la Palestine, ni ses droits (notamment à avoir un Etat). Les Palestiniens ont cru dans « la paix des braves » chère à Arafat, dans l’idée que la confiance était possible et que les Israéliens saisiraient le sens de ce qu’ils leur offraient.
 
Ils n’ont pas pu ou su exiger quelque chose de précis sur la fin de la colonisation ou le retour aux frontières de 1967. Ils ont fait preuve d’une assez grande méconnaissance sur ce qu’est le sionisme, sur les vrais buts des Israéliens, sur leurs odieux sentiments de supériorité coloniaux, sur le complexe de Massada et son instrumentalisation.

Les accords d’Oslo ont échoué tout simplement parce qu’il n’a jamais été question en Israël, y compris dans les rangs de la prétendue « gauche » sioniste, de parvenir à une paix fondée sur l’égalité des droits et la justice. Il s’agissait juste de légaliser le fait accompli. Jamais la colonisation ne s’est arrêtée, au contraire. Il y a même eu 60000 nouveaux colons installés entre les accords d’Oslo et l’assassinat de Rabin. C’est cette tartufferie que les électeurs palestiniens ont sanctionnée.
 
Le retour au crime fondateur

En 15 ans, les dirigeants israéliens ont patiemment détruit la faisabilité de l’idée de « deux peuples, deux états ». L’installation de nouveaux colons (500000 israéliens vivent désormais dans les territoires conquis en 1967 dont la moitié dans le grand Jérusalem), la confiscation de 34% des terres en Cisjordanie, le mur de l’Apartheid, les check points, les routes de contournement ont transformé la Palestine en Bantoustan. À Gaza, c’est pire. Le blocus et la guerre ont détruit toute forme d’économie ou de vie sociale.

Qu’ils vivent dans les frontières d’Israël d’avant 1967, à Jérusalem, à Gaza, en Cisjordanie ou qu’ils soient exilés ou réfugiés au Proche-Orient, voire plus loin, la majorité des Palestiniens n’espère plus rien du processus politique d’Oslo. Du coup, ils en reviennent à la question de la Naqba, à l’illégitimité de la création d’Israël. La revendication qui était celle de l’OLP avant 1988 (un seul Etat, laïque et démocratique en Palestine) reprend de la vigueur. Elle est toujours celle des partis de la gauche palestinienne.

La grande nouveauté, c’est la fracture béante qui s’est ouverte chez les « Palestiniens de 1948 », ceux qui ont la nationalité israélienne.

Pour eux, vivre comme sous citoyens dans un Etat qui se définit comme juif est un cauchemar quotidien. Plus de 50% d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté. Les discriminations qu’ils subissent en termes de travail, de possession de la terre, de logement, de droits sociaux, s’aggravent. Alors que jusque-là une partie d’entre eux votaient pour des partis sionistes, cette fois-ci, 50% se sont abstenus et l’écrasante majorité des autres a réparti ses voix entre le Hadash (Parti communiste) et deux partis nationalistes antisionistes. Des mouvements comme Adalah se développent pour obtenir l’égalité juridique à l’intérieur d’Israël.

La propagande israélienne est d’une redoutable efficacité et elle sait à merveille transformer l’agresseur en victime. Elle agite désormais en permanence la menace de la disparition, des « Juifs à la mer », de la destruction d’Israël. Elle exige des Palestiniens et des autres Etats de la région la reconnaissance préalable du caractère juif de l’Etat.

Elle exige (avec Lieberman) que les Palestiniens d’Israël reconnaissent la légitimité du sionisme, faute de quoi ils seront déchus de leur nationalité et expulsés. Elle essaie de détourner l’attention vers l’Iran dont le dirigeant s’est publiquement prononcé pour la destruction de « l’entité sioniste » et elle essaie d’obtenir un consensus international pour une attaque préventive contre l’Iran comme il y a eu une attaque préventive (basé sur un mensonge d’une incroyable grossièreté) contre l’Irak.
 
La clarté qui manque

Dans les rangs de celles et ceux qui défendent les droits du peuple palestinien, on ne rencontre pas toujours la clarté.

1) Il n’y a qu’une seule façon de régler cette guerre, c’est d’en  revenir au droit. L’occupation, le nettoyage ethnique, l’interdiction  faite aux réfugiés de revenir chez eux, les discriminations, les assassinats, les emprisonnements massifs sont des crimes. Au départ, il y a un crime fondateur, celui de 1948 et toute paix juste commencera par la reconnaissance de la Naqba. Toute négociation devra porter sur les moyens de « réparer » ce crime.

2) Aujourd’hui 5 millions et demi de Juifs Israéliens vivent dans la région. Comme dit l’historien Shlomo Sand, un enfant né d’un viol a aussi le droit à l’existence. Donc, il faut le dire sans détour. Les Israéliens resteront. Ils ne « retourneront » pas dans les pays de leurs ancêtres ou n’émigreront que marginalement. De toute façon, les pays arabes dont certains sont originaires n’en veulent pas spécialement et le yiddishland a disparu. Mais les Israéliens resteront dans une situation de totale égalité (politique, économique, égalité de droits) avec les Palestiniens. Sinon, la paix est impossible. Le démantèlement de toutes les colonies et de tous les check points, la destruction du mur, le droit au retour des réfugiés et la libération de tous les prisonniers sont des préalables à cette égalité.

3) Si les Juifs israéliens resteront, « l’Etat juif » doit disparaître. Le droit international ne reconnaît que les Etats de tous leurs citoyens. Définir un Etat sur une base « raciale », ethnique, nationale ou religieuse est discriminatoire et les Israéliens ont fait la démonstration sanglante du caractère discriminatoire de l’Etat juif  vis-à-vis des Palestiniens. Il existe parmi les anticolonialistes israéliens des partisans de deux Etats (Shlomo Sand, Uri Avnéry) mais ils expliquent bien qu’en aucun cas Israël ne pourra se définir comme Etat juif. Pour Sand, Etat juif et démocratique, c’est un oxymore. Pour les partisans d’un seul Etat, les choses sont plus simples : l’égalité des droits, la fin du colonialisme, la citoyenneté, la laïcité sont évidentes. Rappelons qu’en Afrique du Sud, les Blancs ont pu rester en conservant leur statut de « peuple fondateur » et leurs énormes avantages économiques, mais qu’il y a eu pour en arriver là deux obligations : en finir avec l’Apartheid reconnu comme crime et garantir l’unité du pays. Donc, qu’il y ait un ou deux Etats, le projet sioniste de créer, puis de maintenir un Etat défini comme juif est un obstacle à la paix.

4) Il faut contrer en permanence la propagande israélienne qui assimile la critique radicale de l’Etat juif à de l’antisémitisme. Être antiraciste, ce n’est pas instaurer un nouveau ghetto, une séparation,  une théorisation de l’impossibilité du « vivre ensemble ». Faire croire que la « sécurité » des Juifs est liée à l’existence d’un Etat qui serait le leur à l’exclusion de tous les autres relèves du même type de pensée qu’un Le Pen dont le slogan « Les Français d’abord » théorise l’inégalité des droits et la séparation. Au contraire ce sont le sionisme, l’existence d’un Etat qui se dit juif et la politique israélienne qui mettent en danger gravement les Juifs en les sommant d’être complices des crimes perpétrés, faute de quoi ils seront considérés comme traîtres.
 
Israël est-il un Etat raciste ?

Ce qui vient de se passer à Genève dans le cadre du processus improprement appelé « Durban II » était annoncé depuis des années. Bien sûr, à Genève, beaucoup de délégués du Tiers Monde n’ont pas été abusés par le « show » des partisans d’Israël. Mais on doit tristement constater que les propagandistes israéliens ont obtenu le soutien inconditionnel de l’Europe et des Etats-Unis en passant une fois de plus pour des victimes, ce qui, quelques mois après le carnage de Gaza, est quand même un peu fort. Et le texte qui est sorti sur le racisme passe totalement sous silence celui qui sévit contre les Palestiniens.
 
Oui, Israël est un pays raciste.

Il l’est déjà à l’égard des seuls qui jouissent de la citoyenneté : les  Juifs. Faut-il rappeler le sort des Falachas venus d’Ethiopie ou celui des Juifs Indiens considérés comme hérétiques et qui vivent quasiment tous sous le seuil de pauvreté ? Entre 1950 et 1962, plus d’un million de Juifs du monde arabe ont émigré en Israël. Avant le sionisme, ils n’avaient jamais été persécutés. Coupés de leur histoire, de leurs racines, de leur culture, de leur langue, ils se sont retrouvés sans passé, sans présent et sans avenir. Israël s’est fabriqué grâce à eux un prolétariat. Aux révoltes des années 50, ont succédé une grande colère et une frustration qui expliquent leur basculement partiel vers la droite raciste ou le courant national-religieux.

Vis-à-vis des Palestiniens d’Israël, les discriminations sont écrites dans la loi. Dans le Monde Diplomatique de mai 2009, Dominique Vidal et Joseph Algazy montrent, chiffres à l’appui, l’incroyable écart de revenus entre Juifs et Palestiniens d’Israël. Ceux-ci subissent un nombre important d’interdits professionnels. Ils ne possèdent que 3% de la terre alors qu’ils forment 20% de la population.

Le pire scandale, c’est celui des Bédouins du Néguev. 60 ans après la création de l’Etat d’Israël, les 3/4 d’entre eux vivent dans des villages non reconnus, bidonvilles en plein désert sans eau, sans électricité, sans route. Dès qu’ils construisent en dur, l’armée vient détruire leur maison. Joseph Algazy rappelle l’assassinat de l’un des leurs qui avait commis le crime de venir se baigner à la plage d’Ashkelon. Les assassins n’ont pas été plus punis que les auteurs des pogroms antipalestiniens de Nazareth de Saint-Jean d’Acre. Dans un Etat  juif, tuer un Arabe n’est pas forcément un crime.
 
Vis-à-vis des Palestiniens des territoires occupés, le terme d’Apartheid décrit complètement la réalité. Pour un colon qu’il soit « banlieusard » ou colon « idéologique », la vie est simple. Le Mur et les routes de contournement permettent d’aller en quelques minutes à Jérusalem ou Tel-Aviv. Les ressources écologiques sont pillées. Tout est fait pour oublier qu’on est là en ayant chassé les autochtones. Pour les Palestiniens, le Mur et les check points sont un casse-tête permanent. L’économie réelle a été en grande partie détruite. La majorité de la population survit avec des revenus très aléatoires, parfois venus de la diaspora palestinienne.

À Gaza, la propagande raciste israélienne a contribué à « déshumaniser » la population. Elle a abouti au permis de tuer et à l’ampleur du dernier massacre. Il ne s’agissait pas d’une guerre puisqu’il n’y avait pas d’armée en face, mais d’un massacre délibéré, d’une punition collective.

Dans un très beau texte qui date du 22 avril, Brahim Senouci a recensé  des dizaines de déclarations d’un racisme ignoble faites par des  dirigeants israéliens depuis un siècle. Citons-en quelques-unes : Ben  Gourion en 1937 : « nous devons expulser les Arabes et prendre leur place ». Barak en 2000 : « les Palestiniens sont comme des crocodiles. Plus vous leur donnez de la viande, plus ils en veulent ». Nétanyahou, il y a 20 ans : « Israël aurait dû exploiter la répression des manifestations en Chine … pour mettre à exécution des expulsions massives parmi les Arabes du territoire ».

Imaginons qu’un dirigeant palestinien ait dit le centième de ces  horreurs. La propagande israélienne sur le thème : « vous voyez, ils veulent nous détruire » aurait été immédiate.
 
À Genève, Israël aurait donc dû être nommément condamné comme Etat raciste. Mais dans le cadre d’une conférence internationale, qui avait la légitimité pour le faire ? Sûrement pas Ahmadinedjad. Il est à la tête d’un Etat théocratique qui ignore le droit, en tout cas celui des femmes, des homosexuel-le-s, des Bahaïs, des non croyants … et pratique la pendaison à grande échelle. Et puis, face aux négationnistes israéliens qui nient la Naqba et les droits des Palestiniens, il s’est fait le complice d’autres négationnistes comme Faurisson invité à un curieux colloque à Téhéran.

À Genève, les occidentaux, ceux-là mêmes qui enferment les immigrés dans des centres de rétention ou essaient de les repousser à leurs frontières, ceux-là mêmes qui déroulent le tapis rouge devant le fasciste Lieberman ont donc pu jouer au démocrate outragé : « Israël, Etat raciste ? Vous n’y pensez pas, ce sont des démocrates comme nous, pas des barbares ! »

Il y a encore un sacré travail idéologique à mener.
 
Pierre Stambul