Dadis Camara, une malédiction africaine.

La malédiction africaine se poursuit. Arrivé au pouvoir après le décès de Lansana Conté, un héros guinéen devenu lui aussi dictateur, c’est au tour de l’actuel chef d’État, Dadis Camara de faire pareil. Il avait promis de laisser la place aux civils mais, surprise, il se porte candidat à la prochaine élection.

Ce n’est pas tout, ses sbires viennent simplement de faire un carnage en tuant en une journée, plus de 157 personnes. Comble du mensonge, il dit ne pas contrôler l’armée et demande une enquête. Pauvre Afrique !

Ecoutez plutôt ce clown faire son show.

GUINEE: HISTOIRE D’UN PUTSCH REUSSI.

Avec une facilité déconcertante, un certain talent sans doute, le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) qui a suspendu la Constitution et dissout les institutions de la République guinéenne, a pris le pouvoir. Sans heurt ni effusion de sang. Un coup d’Etat réussi. En seulement 3 jours après la mort du dictateur Lansana Conte, Moussa Dadis Camara, le nouvel homme fort de Conakry, a pacifié un pays dont les derniers évènements (révoltes, répressions) n’auguraient vraiment rien de serein.

A la barbe et au nez des généraux, qui minimisaient et regardaient de haut le jeune capitaine, Moussa Dadis Camara, dont l’Union africaine (UA) condamne le coup de force, son putsch a plus que réussi. Il a simplement rétabli la confiance, lors de son discours à la Nation. En effet, dans ce dernier, il a simplement parlé d’une légitimité du peuple. En espérant qu’il ne fera pas comme feu, le Général Gueï en Côte-d’Ivoire,  qui avait précisé qu’il venait juste pour balayer la maison et s’accrocha bêtement au pouvoir. On connaît la suite, une fin triste.
Si ce coup d’Etat est passé comme une lettre à la poste, avec la reddition ce jour, 25 décembre, de l’ensemble du gouvernement, c’est que, Moussa Dadis Camara, a été clair. Auparavant, par la voix du porte-parole du CNDD, Nouhou Thiam, il avait été demandé aux anciens dignitaires, de se rendre à une invitation, au Camp Alpha Yaya, où la junte se trouvait, sinon, un ratissage en règle du pays allait s’en suivre. Exécution. Ainsi elle a reçu les autorités de l’ancien régime, avec en tête, l’ancien Premier ministre Ahmed Tidiane Souaré, sans mettre une seule personnalité aux arrêts comme à l’accoutumé. Selon nos informations, le nouveau chef de l’Etat guinéen, aurait été fortement applaudit par ces derniers.

Le scénario catastrophe que tout le monde attendait n’aura donc pas lieu. Un chantier énorme attend ces jeunes officiers. La Guinée est un pays très riche, notamment, son sous-sol qui regorge de multiples minerais et dont la population ne bénéficie pas de l’extraction. La junte a promis organiser des élections en 2010.

Wait and see !

Source: Allain Jules