FRANCE. Justice : Sarkozy entendu sur le financement de sa campagne 2012. Et la 2007 ?

mouammar-kadhafi_sarkozy (1)Par Allain Jules

L’ex-président français Nicolas Sarkozy est arrivé mardi chez des juges d’instruction pour être entendu sur de fausses factures et les comptes de sa campagne présidentielle de 2012, une affaire qui pourrait conduire à son inculpation. Ce qui est étonnant, malgré de nombreuses preuves sur le financement libyen de sa campagne de 2007, toujours rien.

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Ne vous méprenez pas. Ne faites pas de rêves chimériques. Demain, il y aura une fausse négociation entre le CNT et la Cour pénale internationale (CPI). Ces félons argueront, avec l’aval de l’Occident, que juger le fils du guide libyen Mouammar Kadhafi, en Libye, sera un signe fort de souveraineté et légitimera, in fine, leur pouvoir. Lire la suite

REPARES, LES CRIMES DE LA COLONISATION.

Texte de Frédéric Hacourt

Berlusconi payera 5 milliards d’euros en 25 ans à Kadhafi pour les crimes de la période coloniale. Mais l’économie italienne y trouve son compte.

Après quatre décennies d’incompréhensions et de menaces réciproques, les relations entre l’Italie et la Libye semblent vouloir s’apaiser. Le premier ministre Silvio Berlusconi s’est

Kadhafi/EPA

Kadhafi/EPA

rendu en grandes pompes à Benghazi, reçu par un colonel Kadhafi dans ses meilleurs jours, pour signer un « Traité d’amitié et de coopération » mettant définitivement fin au contentieux résultant de l’entreprise coloniale italienne dans le pays nord-africain.

De phrases ronflantes en ronds de jambes, Mouammar Kadhafi qui, par ailleurs, célébrait le 39e anniversaire du coup d’Etat l’ayant porté au pouvoir, a estimé qu’avec « ce document historique, l’Italie s’excuse pour les tueries, les destructions et la répression au détriment du peuple libyen durant l’occupation« . « Au nom du peuple italien et en tant que chef du gouvernement, je me sens le devoir de manifester notre douleur pour les événements du passé« , lui répondait Silvio Berlusconi. En signe de bonne volonté, le Premier ministre italien a apporté un chèque de 5 milliards d’euros (à échelonner sur 25 ans) pour la construction de logements, le paiement de pensions de guerre aux Libyens ayant combattu pour l’Italie, le financement de bourses d’étude, la réalisation d’une autoroute reliant Tripoli à la frontière tunisienne et la fourniture d’un système de radars en guise de protection de la frontière sud.

Satisfait, Mouammar Kadhafi a annoncé que les affaires pouvaient reprendre; ce qui, ajoutait Berlusconi, « signifie obtenir plus de gaz et de pétrole de la meilleure qualité et recevoir moins d’immigrés clandestins qui partent de leurs côtes« .

L’histoire de la présence italienne est tragique. Rome obtient la Cyrénaïque et la Tripolitaine en 1911 et resserre son étau sous le fascisme. De massacres en déportations dans des camps de concentration, il est estimé qu’un quart de la population libyenne de l’époque fut anéantie. La triste aventure prit fin en 1943 et le pays obtint son indépendance en 1951. Restait le contentieux avec Rome. Déterminé, le colonel Khadafi devait chasser les derniers résidents italiens en 1970, confisquant leurs biens et exigeant de somptueux dommages de guerre. Rome fit la sourde oreille jusque dans les années ’90. En 1986, Tripoli lança même deux missiles vers la petite île de Lampedusa en guise d’avertissement. Puis vint le phénomène de l’immigration clandestine que la Libye utilisa comme arme de chantage.

L’accord de Benghazi met fin aux tensions. Si la Libye espère le traduire en infrastructures financées par Rome, c’est surtout à la Péninsule qu’il profite. ENI, le consortium italien des hydrocarbures, importe annuellement 5 milliards d’euros en gaz et en pétrole provenant du désert libyen et vient de renouveler ses concessions pour 25 ans. Rome entend jouer un rôle économique et politique central en Méditerranée, face à la concurrence de la France, de l’Espagne, de la Corée du Sud et de la Chine. Mais sur ce point tout reste à écrire : les sautes d’humeur de Mouammar Kadhafi sont légendaires.

Source: La libreBelgique

BRAVO MOUAMMAR KADHAFI !

Le colonel Mouammar Kadhafi fait partir de ces leaders africains dont l’Afrique aurait tant besoin pour dire nom au diktat de l’Europe. En effet, certains médias se ruent sur le fils cadet du président libyen, Hannibal, un jeune homme assez turbulent.

 En réalité, ce qui se passe entre la Suisse et la Libye est la perpétuelle condescendance qu’on les européens, par rapport aux africains. Tout part d’un refus de visa accordé à Al-Islam, autre fils de Kadhafi qui devait poursuivre ses études en Suisse.

 

Quels étaient les mobiles réels de ce refus ? La question reste en suspens. Or, la Suisse, elle, continuait d’importer….le pétrole libyen. Relation ambigüe s’il en est où, les supposés plus faibles, doivent se plier, faire la cour, pour obtenir l’obole.

 

Or, le président libyen ne mange pas de ce pain-là, convaincu de la puissance de son pays.

 

Comment expliquer que, les deux employés de maison du couple Hannibal Kadhafi et sa femme qui, sans hématome se présentent à la police pour raconter leur malheur aient-été entendu et qu’ensuite le couple soit écroué ? A tout seigneur tout honneur ?

Hannibal Kadhafi.crédit photo/AFP

 

Je ne vais pas m’aventurer sur ce terrain mais, quel chef d’Etat africain peut mettre Jean Sarkozy aux arrêts même s’il est reconnu coupable de meurtre ?

 

Où le bas blesse, sans encourager la délinquance en col blanc, le refus de respecter l’immunité d’un fils de chef d’Etat étranger quel qu’il soit, est simplement choquant.

 

Les mesures prises contre la Suisse par le régime libyen sont à saluer. Réciprocité. En bloquant les bateaux qui doivent livrer le pétrole en Suisse a fait comprendre aux helvètes qu’ils n’étaient pas le nombril du Monde. Et que dire des avoirs libyens en Suisse ? Ne font-ils pas marcher l’économie ?

 

Félicitations Mouammar Kadhafi !