FRANCE. Paris: le Conseil de Paris condamne le mouvement BDS

Par Allain Jules

Le Conseil de Paris, à majorité de gauche, s’y met aussi, contre le mouvement BDS (boycott, désinvestissement, sanctions). En effet, il a adopté, hier, le vœu du groupe « Les Républicains » sur proposition de Nathalie Kosciusko-Morizet, Delphine Bürkli, Claude Goasguen et les élus du groupe les Républicains.

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À la Préfecture de police de Paris, mutée car trop aimable

Discrimination : Un Crime contre l’humanité ! (Dossiers)

Parce qu’elle faisait preuve de trop « d’empathie » avec les étrangers derrière son guichet, un agent administratif à la préfecture de police de Paris, a dû quitter son service.

Fatima (1) se doutait de quelque chose. La secrétaire l’avait prévenue au téléphone : « Il y a un petit souci avec toi… » Et effectivement, lors de l’entretien, sa responsable n’a pas tardé à bredouiller. « Tu es un agent très courtois, agréable, mais il y a un petit problème avec les usagers… Comment dire… » Fatima lui suggère : « J’ai un peu trop d’empathie ? » L’autre acquiesce : « Oui, c’est ça ! »

Et voilà pourquoi Fatima, agent administratif à la préfecture de police (PP) de Paris, chargée de réceptionner les demandes de papiers des étrangers (carte d’identité, passeport, titre de séjour…), n’a pu être titularisée à l’issue de son stage, en avril dernier. Trop compréhensive, trop attentive derrière son guichet. « Je considérais ce côté de ma personnalité comme une qualité, raconte cette trentenaire pétillante, mais il faut croire que ce n’est pas ce qu’ils recherchent à la PP. Ils ne veulent pas des guichetiers, mais des chiens de garde. »

Depuis son arrivée dans ce service, en juin 2008, personne, pourtant, ne lui avait fait la moindre critique, son travail, sérieux, ne souffrant aucune contestation. Tout juste certaines collègues la blaguaient gentiment sur son côté « assistante sociale ». De fait, Fatima, titulaire d’une licence de psychologie, se fait une certaine idée du service public et de la charte Marianne d’accueil, affichée dans toutes les préfectures. « Je suis là pour aider les gens, pas pour les faire chier », résume-t-elle. Elle sourit à l’usager, prend le temps d’expliquer les méandres administratifs à des mamans qui parlent à peine français et ne rigole jamais lorsque certains de ses collègues se flattent d’avoir « shooté » un dossier incomplet…

Bref, une attitude pas vraiment en phase avec les exigences de rendement venues du ministère. Et qui a fini par défriser – très tardivement – le directeur des ressources humaines, quelques semaines avant la commission censée entériner la titularisation de Fatima dans la fonction publique. Dans son courrier à son supérieur, le DRH explique que la jeune femme se manifeste par « une trop grande proximité avec l’usager » et qu’elle fait preuve d’une « trop grande « compréhension » vis-à-vis de situations individuelles délicates ».

Au téléphone, il est encore plus explicite avec Fatima. Son attitude, mais aussi ses origines tunisiennes – en clair, sa couleur de peau – en feraient une « cible privilégiée » pour les étrangers qui chercheraient à soudoyer les agents ! L’argument sonne comme une claque pour cette mère de trois enfants qui a grandi en Picardie. « C’est comme s’il avait insulté mon intelligence et ma probité. Bien sûr que j’ai déjà été sollicitée pour des tractations frauduleuses, mais j’ai toujours refusé. On peut avoir la peau sombre et être intègre ! »

Sous le choc, Fatima a fini par contacter la CGT, qui a sauté au plafond devant la vacuité du dossier et les relents de discrimination à l’embauche. « On soupçonnait la direction de telles pratiques, mais on n’avait pas de preuves, là c’est clair », explique Frédéric Guillo, secrétaire général du syndicat à la préfecture de police, qui a, depuis, eu vent d’autres cas similaires. Si les personnes qui ont un faciès étranger ne peuvent pas bosser là, faut le dire ! Faudra aussi dire ce qu’est un faciès de « Français’’… » Finalement, Fatima a vu sa situation de fonctionnaire stagiaire prolongée de six mois. Et a accepté une mutation au service comptabilité. « Là, c’est sûr, je ne vois plus les usagers… »

(1) Le prénom a été modifié.

Laurent Mouloud pour l’Humanité.

MERCY, MADONNA ET DAVID AU RITZ.

Intégration réussie pour la petite Mercy James, la fille adoptive de Madonna qui était ce week-end à Paris au Ritz.

Madonna leaving the Ritz Carlton hotel with Mercy and David on Friday